Les images de vidéosurveillance montrer le saccage avaient créé l’émoi. Après l’entrée par effraction et les dégradations nocturnes dans la mairie de Fresnes (Val-de-Marne), dix mineurs âgés de 14 à 16 ans ont été mis en examen à l’issue de leur garde à vue, a fait savoir le parquet de Créteil à l’AFP vendredi 3 avril 2026.
Remis en liberté
Cette décision a été assortie du « placement sous contrôle judiciaire de sept d’entre eux », selon le parquet qui a également annoncé « une mesure éducative judiciaire provisoire a été prononcée pour les trois autres.
Le cadre des investigations est une information judiciaire qui avait été ouverte jeudi pour « dégradation d’un bien public en réunion », « vol » et « dégradations en réunion et avec dissimulation du visage », ainsi que pour « participation à un groupement formé en vue de la préparation de dégradations », avait détaillé le parquet de Créteil dans un communiqué.
Treize personnes au total, en majorité des mineurs originaires de la commune et de ses environs, avaient été successivement placées en garde à vue entre mardi et mercredi par la Sûreté territoriale. Les investigations n’ayant pas permis de caractériser la circonstance aggravante de « bande organisée » initialement envisagée, cette qualification n’a finalement pas été retenue.
Un préjudice matériel « colossal »
Les faits remontent à la soirée du 27 mars. A la veille de l’installation du nouveau maire (LR) Christophe Carlier, un groupe d’une trentaine d’individus s’était approché de l’Hôtel de ville.
L’exploitation de la vidéosurveillance a révélé l’usage d’un mortier d’artifice pour briser la porte d’entrée, avant la destruction de l’accueil du bâtiment à l’aide de barres de fer et de jets de pierres.
Une auto-école située à proximité immédiate avait également fait l’objet d’une effraction suivie de vols, tandis que la vitrine d’une agence de la Caisse d’Epargne avait été endommagée, sans intrusion dans les locaux.
Le préjudice total avait été estimé par la municipalité à environ 50 000 euros. A la suite de ces violences, le nouvel édile avait dénoncé auprès de l’AFP un préjudice matériel « colossal » pour le fonctionnement de ses services, estimant que cette action était « clairement liée à l’élection ». Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, s’était pour sa part félicité sur le réseau social X de la rapidité des interpellations, affirmant que la force resterait « toujours à la loi ».
Avec AFP.
XX XX XX/a>.






