À Escale à Sète, Mickaël Eymann expose ses dessins de voiliers sur son stand du quai de la République. Depuis 1998, ce Brestois reproduit avec précision des bateaux observés lors de festivals maritimes en Europe. Fort d’environ 1 300 croquis, il privilégie fidélité et détail, tout en poursuivant son activité sur des chantiers navals hors saison.
S’arrêter à son stand, quai de la République à Escale à Sète, une cabane de bois où il a accumulé des éléments de patrimoine maritime de sa Brestoise de patrie, c’est plonger dans le grand livre des voiliers du monde. Le tout représenté sur des sous-bocks, des cartes postales ou des magnets. Bienvenue dans l’univers de Mickaël Eymann.
Des dessins très précis, et datés
« Je fais cela depuis 1998 », raconte ce presque quinquagénaire passionné par la mer depuis tout petit. Atavisme familial. Son père a d’ailleurs été patron du voilier de pêche, Notre Dame de Rumengol. « À cette époque-là, je m’étais dit que ce serait plus sympa de vendre des petites choses à plein de personnes qu’un grand tableau à une seule. » Sa mission est de représenter le plus fidèlement possible les bateaux « que je vois ». Sur ses dessins, il ne manque d’ailleurs jamais un hauban ou un élément qui caractérise un voilier. « Si j’ai un doute, j’arrête mon dessin », glisse celui qui met un point d’honneur à dater sa création avec le nom de l’embarcation représentée.
Sa main et ses yeux se sont aiguisés
Mickäel écume donc tous les festivals maritimes, de la Baltique en passant par la côte Atlantique et la Méditerranée (il sera dans quinze jours à celui de Port Vendres, où son marin de père y a fait plusieurs fois escale), pour dessiner encore et encore les coques et mâtures qu’il observe. Il estime en avoir croqué près de 1 300. « Mais avant tout, il faut que je l’aime ce bateau ». À force sa main s’est aiguisée, tout comme ses yeux qui relèvent désormais quelques détails curieux dans les gréements. Il en a repéré un sur le Florette. « Il faudra que j’aille leur demander pourquoi », dit Mickaël qui adore discuter avec les personnes s’arrêtant à son échoppe.
Employé sur des chantiers navals, hors saison
Et quand la saison des rassemblements maritimes se termine, Mickaël Eymann revient à son premier métier : ouvrier sur des chantiers navals. « Je fais de l’intérim. Je peux bosser sur des bateaux classiques comme changer des pièces sur des sous-marins nucléaires. Ce n’est jamais la même chose ». Mais toujours très près de la mer.








