Ce père de famille de Loire-Atlantique avait percuté un train au passage à niveau et pris la fuite

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Ce jour de septembre dernier, les gendarmes de Clisson avaient été appelés dans le secteur de la Thébaudière, à Gorges, après un accident entre un train et un véhicule. D’après le conducteur du train et un agent de la SNCF, un véhicule s’était « engagé sur les rails » sur un passage à niveau situé entre Gorges et Monnières, à quelques centaines de mètres de celui où une mère de famille avait perdu la vie dans ce type de circonstance en 2008. Malgré le système de freinage engagé, le train – qui roulait alors à une vitesse de 95 km/h – n’était pas parvenu à s’arrêter, a resitué la présidente à la lecture du dossier.

Selon le cheminot, qui a sifflé mais avait vu le conducteur poursuivre dans sa lancée, le véhicule « est passé en chicane entre les barrières alors qu’elles étaient abaissées ». Le choc était donc « inévitable » et la voiture avait percuté le train avant que l’automobiliste prenne la fuite. « Paniqué » après la collision, le conducteur avait finalement décidé d’abandonner la voiture sur un parking public un peu plus loin à Gorges.

Le véhicule appartenait en fait à la mère du prévenu : cette dernière avait donc reçu dans sa boîte aux lettres un avis de passage des gendarmes. Son garçon avait finalement téléphoné lui-même à la gendarmerie le lendemain des faits afin de s’expliquer.

Pas de défaillance du passage à niveau

D’après lui, les barrières « étaient ouvertes » et il « n’y avait ni signal lumineux, ni signal sonore » à son arrivée devant le passage à niveau.

J’ai compris qu’il y avait un train au moment où il a klaxonné.

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Le prévenu,  à la barre du tribunal correctionnel

Il était parti ce jour-là « acheter des cigarettes ». Ce père de famille, originaire de Gétigné, – qui n’était pas défendu par un avocat – a décrit le passage à niveau comme « vétuste », mais le contrôle effectué par la SNCF n’a pourtant démontré « aucune défaillance ». Si les douze passagers à bord du train s’en sont sortis sains et saufs, le montant des dégâts « rien que pour le train » a été évalué à 15 000 € par la SNCF. L’entreprise ferroviaire publique française n’a toutefois réclamé « que » 1 010 € de dédommagement pour l’intervention de ses agents et 200 € pour ses frais de justice.

Ex-foreur à la conduite « très dangereuse », d’après le procureur de la République, le prévenu était en fait déjà connu des services de police : son casier comporte six mentions pour des violences avec armes, des vols ou pour usage de stupéfiants, a-t-il été précisé à l’audience. Ce père de famille aujourd’hui sans emploi avait également été condamné pour des menaces de mort sur conjoint en présence d’un mineur.

Cet homme de 35 ans « en avait plein la tête de ses déboires conjugaux » et de « ses problèmes avec la justice », mais il n’avait pas la « volonté réelle de causer un déraillement du train » ni « d’attenter à ses propres jours », a estimé le procureur de la République. Le magistrat avait, dans ces conditions, requis huit mois de prison ferme à l’encontre du prévenu, ainsi qu’une interdiction de conduire un véhicule terrestre à moteur et de repasser son permis pendant un an.

Le tribunal correctionnel de Nantes a finalement condamné le prévenu à huit mois de prison ferme, auxquels s’ajouteront trois mois d’un précédent sursis qui a été révoqué. Cette peine ferme sera cependant « aménagée », a précisé le tribunal. Le permis de conduire du prévenu a également été annulé et il aura l’interdiction de le repasser pendant un an. Il devra enfin indemniser la SNCF à hauteur de 1 010 pour son préjudice matériel.

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