« Un tel conflit, en d’autres temps aurait pu être réglé d’une manière pacifique et légale ». C’est le syndicat agricole la Confédération paysanne qui le dit, en regrettant qu’un différent de voisinage ait tourné au lynchage il y a quelques jours dans le Tarn.
Jeudi dernier 2 avril, la Confédération paysanne du Tarn était en effet alertée par deux adhérents, Stéphane et Nicolas P., « qui, au décours d’un conflit de voisinage, venaient de subir une agression physique d’une rare violence » à Lagrave, entre Albi et Gaillac.
« Sous les regards de dizaines de personnes »
« Les limites de l’acceptable ont été largement franchies », dénonce le syndicat. Les deux frères, maraîchers depuis plus de vingt ans « et depuis quelque temps en conflit avec un entrepreneur de travaux agricoles » ont été « violemment agressés par une bande d’individus proches de celui-là », assure encore la Confédération paysanne.
« Ces derniers sont arrivés à une demi douzaine et ont roué de coups les deux maraîchers sous les regards d’une dizaine de personnes venues profiter du spectacle ».
Contacté par Actu Tarn, le parquet d’Albi confirme avoir ouvert une enquête. Mais se borne pour le moment à considérer l’affaire comme un « conflit de voisinage ». « L’enquête en cours devra déterminer le rôle de chacun », souligne seulement Stéphanie Bazart, la procureure de la République.
Le parquet a en effet été directement saisi par les deux plaignants. « De tels faits ne doivent pas rester impunis et ne devraient pas laisser les pouvoirs publics indifférents », estime le syndicat agricole.
« Les dégâts ne sont pas seulement physiques »
Les victimes auraient été amenées aux urgences par les pompiers et « l’une d’elles n’est plus en état de travailler pour les semaines à venir », affirme la Confédération paysanne. « Nicolas a quatre fractures au visage tandis que Stéphane a la clavicule cassée et un traumatisme thoracique. Mais les dégâts ne sont pas seulement physiques, le choc et la pression psychologique de se faire agresser physiquement par des voisins ne sont pas négligeables », juge le syndicat.
« La Confédération Paysanne ne peut que constater un climat de violence de plus en plus décomplexé ainsi que l’impunité de certains (que ce soit au niveau local ou national) ce qui ne peut qu’engendrer ce genre de drames », conclut-il.
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