
Le RN n’a pas concrétisé ses bons scores aux scrutins nationaux à Frontignan.
En force dans le Gard, très offensif à Marseille, Nice ou encore Toulon et campé sur ses positions à Perpignan, où Louis Aliot, réélu dimanche, reste pour l’heure le seul maire du parti d’une ville de plus de 100 000 habitants, le Rassemblement national affiche un bilan en demi-teinte dans l’Hérault.
Seul le député Aurélien Lopez-Liguori semble en passe de réussir son pari à Agde, où Jordan Bardella avait lancé la campagne des municipales, avançant ses pions pour l’ancrage municipal qui lui a fait longtemps défaut.
Lopez-Liguori, qui avait frappé un grand coup au premier tour des législatives, avec un score de 58,6 % aux législatives, engrange cette fois près de 3000 voix de moins… Mais il vire largement en tête avec 38,44 % des voix, et est favori dans la triangulaire du 22 mars prochain : « Agde a choisi le changement, c’est très clair. Rien n’est gagné, il faut concrétiser », a déclaré le candidat hier soir.
Du mal à réussir son pari
À part ça ? Le RN espérait hameçonner la voisine Frontignan. C’est raté : si le candidat du Rassemblement national Cédric Delapierre a séduit 35,87 % des électeurs, c’est loin, cette fois, des 49,4 % du parti aux législatives, et, surtout, pas suffisant pour faire tomber le maire sortant Michel Arrouy, vainqueur dès le premier tour, avec 51,16 % des voix.
À Sète, où Lopez-Liguori avait fait 41,06 % aux législatives, Sébastien Pacull fait 20,77 %, bien plus haut que ses 14,38 % au premier tour des municipales en 2020. Mais « devant LFI » cette fois, s’est-il félicité hier.
S’il estime avoir des réserves de voix, il aura du mal à réussir son pari. Dans une autre ville du littoral poreuse aux idées du RN, à Palavas, Stéphane Vincent double son score de 2020 aux municipales, à 15,58 %. Mais il arrive en troisième position derrière Christian Jeanjean (indétrônable ?) et Sandrine Arnal.







