deux jeunes victimes d’un violent guet-apens en Ille-et-Vilaine

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Ce 12 mars 2026, deux majeurs, âgés de 19 et 21 ans, doivent répondre d’un guet-apens qui aurait pu virer au drame, à Dinard, à l’été dernier. Cinq autres participants, mineurs, seront jugés au tribunal pour enfants.

Cette nuit-là, deux garçons avaient été attirés dans le quartier Saint-Alexandre par des jeunes filles. Elles leur avaient donné rendez-vous via Snapchat, près du Carrefour Market. Une fois sur place, l’une d’elles a prétendu qu’elle attendait son « vendeur de shit » et les a entraînés un peu plus loin…

Cagoulés et armés de bâtons

Un groupe de jeunes, dont certains cagoulés, attendaient les victimes. Plusieurs étaient armés de bâtons, visiblement décidés à en découdre. Ils n’ont pas tardé à « s’acharner » sur leurs cibles, qui s’en sont sorties avec 45 et 6 jours d’ITT.

« J’ai utilisé que mes poings », dit pour sa part Johan * à la barre du tribunal de Saint-Malo. Il admet s’être emparé des téléphones des deux garçons. Au premier, il a « mis une patate pour qu’il donne son code ». Le deuxième aussi y a eu droit. « J’ai cru qu’il allait sortir une lame », justifie le prévenu, qui bafouille un peu quand la présidente lui demande pourquoi il n’avait pas enlevé sa cagoule de scooter, « en plein mois de juillet ».

Son complice, Lino *, n’est pas très disert. « J’avoue que j’ai frappé, c’est tout. » Il estime n’avoir rien à voir avec le vol des téléphones. Les juges tentent de lui faire comprendre qu’il en est quand même l’auteur, puisque « vous vous êtes organisés en groupe pour commettre ces violences et ce vol ».

« Des chevaliers blancs… »

Le problème, c’est que les prévenus ne sont pas vraiment perclus de remords. Il faut dire que tout ce petit monde, visiblement désœuvré, s’était trouvé une bonne raison de s’en prendre aux deux garçons : l’un d’eux aurait soi-disant commis des attouchements sur une de leurs amies. Il s’agissait donc de leur « donner une leçon ». « On m’a dit qu’ils avaient touché des meufs, j’ai pas trop aimé, on a réglé ça », confirme Lino.

Ils évoquent aussi un supposé racket. Mais tout cela reste bien flou et Me Frédéric Birrien, avocat d’une des victimes, n’y croit pas : « Je pense que cette histoire d’agression sexuelle n’a même pas existé. Les versions des uns et des autres n’ont cessé d’évoluer à la baisse… » Me Claire Strehaiano, pour la deuxième partie civile, ironise :

On se présente comme des chevaliers blancs qui défendent leurs amies, mais on les utilise en appât pour aller en découdre à sept contre deux… 

« On a échappé au pire »

Le Parquet n’est pas plus tendre : « On a échappé au pire. L’une des victimes a eu des semelles de chaussures imprimées sur son visage ! » La substitut du procureur fustige aussi la nonchalance de Lino, venu « les mains dans les poches » : « Il n’y a aucune prise de conscience. »

Son avocat, Me Aymeric Batard, tente de l’excuser. Il aurait aimé une expertise psychiatrique de son client : « Il a une grande immaturité. Je m’interroge sur ses capacités de réflexion. »

Lino, quant à lui, semble sur la bonne voie : « Il a trouvé un emploi qui nécessite d’être irréprochable. C’est quelqu’un que vous ne reverrez pas au tribunal », plaide son avocat Me Pierre Chuchkoff.

Pas d’excuses

Malgré les appels du pied de leurs conseils, ni Johan, ni Lino n’ont formulé d’excuses aux deux victimes présentes à l’audience.

Ils ont écopé tous les deux de la même peine, à la hauteur des réquisitions : 30 mois de prison dont 18 avec sursis probatoire. Ils ont interdiction de contacter les victimes, « y compris sur les réseaux sociaux », leur précise la présidente. La partie ferme sera effectuée sous la forme d’un port de bracelet électronique.

* Prénom modifié.

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