Ces trois-là risquent bien de passer un mauvais quart d’heure. Car s’attaquer à des personnes âgées n’a pas du tout été du goût de la police des Yvelines. Les forces de l’ordre ont donc déployé d’importants moyens pour stopper les agissements de cette famille venue de République islamique d’Iran.
Le père (47 ans), la mère (49 ans) et le fils (19 ans) seront donc jugés dans les prochaines semaines par le tribunal de Versailles pour avoir attaqué des retraitées âgées de 71, 76 et 93 ans en pleine rue. L’une n’avançait que très péniblement avec un déambulateur.
La première agression a eu lieu le 19 mars 2026, à La Celle-Saint-Cloud. Là, c’est une chaîne en or et une montre à gousset qui ont disparu. Toujours dans cette commune, le 25 mars, une autre dame a vu s’envoler un bracelet en or. Enfin, c’est à Nemours (Seine-et-Marne – dép. 77) qu’une dernière victime s’est fait dérober une alliance et un collier, le 7 avril 2026. Pourquoi dernière ? Car la police était prête à bondir sur le trio, après avoir mis en œuvre une efficace technique d’enquête.
Comment ont-ils été retrouvés ?
Lors de la première agression, les forces de l’ordre ont demandé les images de vidéosurveillance. Ils ont identifié une voiture. Avec la plaque, ils ont recherché les éventuelles verbalisations liées. Cela leur a permis de définir des zones géographiques. Et ensuite, de récupérer l’activité des bornes téléphoniques.
« Deux numéros ont été isolés. Ils étaient toujours présents lors des agressions. »
Avec ces informations, les policiers ont donc pisté le trio qui les a menés jusqu’à Nemours.
Lors des auditions, les mis en cause ont partiellement reconnu les faits. Le père, âgé de 47 ans, a surtout essayé de dédouaner son fils sur certains actes.
Comment ils volaient
Dans la méthode, la famille avait pris pour habitude de cibler les personnes âgées marchant dans la rue. Ils demandaient alors des renseignements pour trouver une boutique d’achat d’or. Puis ils expliquaient être aussi intéressés par le précieux métal. Ils manipulaient alors les bijoux des victimes, directement sur elles, qu’ils soient portés au cou ou aux mains. Puis ils s’emparaient du tout avant de fuir.
En première comparution, les trois n’ont pu être jugés suite à la grève des avocats. Sans domicile établi, sans travail, sans papiers en règle… difficile de prétendre à un contrôle judiciaire. Tous ont donc été placés en détention provisoire, jusqu’au procès prévu le vendredi 29 mai 2026.
En larmes, la mère, vêtue d’un pull rose fluorescent, a tourné la tête alors que son mari voulait l’embrasser. Le fils n’a pas dit un mot lorsque le cliquetis des menottes s’est fait entendre.
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