Sébastien Bettencourt encourt la perpétuité et 22 ans de sureté

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Féminicide, torture et actes de barbarie… Les accusations dont Sébastien Bettencourt fait l’objet renvoient au caractère extrêmement violent du crime dont il est aujourd’hui accusé. L’électricien-chauffagiste de 41 ans, jugé à Montauban pour le meurtre de son épouse Isabelle le 13 mars 2023 à Lamothe-Capdeville, devrait connaître son sort en fin de journée, alors que la réclusion à perpétuité assortie d’une période de sûreté de 22 ans a été requise.

Une famille détruite

L’innommable s’est produit le 13 mars 2023, au petit matin. Les deux filles aînées d’Isabelle et Sébastien Bettencourt aperçoivent des gouttes de sang dans le couloir de la maison familiale. Dans le lit, dissimulée sous la couette, les enfants découvrent leur mère morte. Le père est dans un premier temps introuvable mais il est rapidement localisé, prostré dans le coffre de sa voiture, au bord de l’Aveyron, recouvert de sang, avec un couteau à proximité.

Auditionnés, les cinq enfants permettent aux enquêteurs de découvrir que c’est une dispute, qui a éclaté au milieu de la nuit, qui a mené aux gestes irréparables de leur père. Elles ont entendu leur mère crier et supplier et vu leur père, un couteau à la main. L’une des filles du couple déclarera également avoir entendu ce dernier susurrer à sa femme « repose en paix ».

Une scène d’horreur

Lundi 13 mars 2026. Depuis cette nuit tragique, Sébastien Bettencourt a reconnu les faits. Le couple était en instance de divorce. Une histoire de jalousie, de rupture inacceptable pour le quadragénaire. L’explosion d’une famille entière. Bettencourt qui est accusé d’avoir violé, poignardé puis étranglé son épouse de 36 ans, dans cette même maison où ils vivaient avec leurs cinq filles.

« En 35 ans d’expérience de police judiciaire, je n’ai jamais vu un tel acharnement ». Ces propos de Bruno Sauvage, l’avocat général, ont marqué cette matinée de réquisitoire dans la salle Olympe de Gouges des assises de Montauban. Une matinée durant laquelle il a été question de l’amnésie partielle dont l’accusé a déclaré avoir été victime. Il ne se souvient pas des détails du viol, avec son poing, ni du couteau qu’il est allé chercher.

« Pas un regard, pas une larme »

Sébastien Bettencourt n’a rien dit. Ainsi que le précise l’AFP, l’homme n’a pas eu de réaction lors de ces réquisitions. Une attitude notamment commentée par Valérie Durand, l’avocate des cinq filles du couple, âgées de 7 à 17 ans : « Il n’a pas regardé ses filles […] pas un regard, pas de larmes, et finalement des excuses assez plates : ‘je m’excuse, je sais que je vous ai déçues’. » Maître Durant ayant continué : « on n’est pas sur le registre de la déception M. Bettencourt. Les faits ne sont pas décevants, ils sont monstrueux […] Et les filles ne sont pas déçues, elles sont détruites. »

Incapable d’expliquer les faits

L’accusé, qui a déclaré ne pas pouvoir s’expliquer « tous les gestes qui ont été faits ce soir-là », a été au centre d’échanges au sujet d’un prétendu épisode de somnambulisme, vite écarté par un psychiatre, ou d’une crise d’épilepsie, qui a aussi été rejetée. Il a aussi été question de jalousie. Celle d’un mari envers son associé, dont -selon l’enquête- Isabelle était amoureuse, sans pour autant avoir franchi le cap de l’adultère. Ce que Sébastien Bettencourt a toujours nié.

Alors que les débats ont repris et que le verdict est attendu pour la fin de journée, Sébastien Bettencourt encourt une peine d’emprisonnement à perpétuité avec une période de 22 ans de sûreté. L’avocat général a également requis un suivi socio judiciaire de sept ans avec obligation de soins, interdiction de détenir ou de porter une arme pendant 15 ans et retrait de tous les droits civils, civiques et familiaux pendant 10 ans.

Avec AFP.

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