Mis en cause depuis plusieurs semaines, Patrick Bruel fait l’objet de nouveaux témoignages. Le magazine Elle révèle ce lundi 13 avril les témoignages de quatre femmes dénonçant des agressions sexuelles et un viol survenus entre 2000 et 2015.
Selon une enquête du magazine publiée ce lundi 13 avril, quatre femmes dénoncent des faits d’agressions sexuelles s’étalant entre 2000 et 2015. Deux de ces témoignages ont donné lieu à des plaintes, dont une pour viol.
« Il m’a volé ma première fois »
Parmi les plaignantes figure Ophélie Fajfer, qui a rencontré le chanteur à ses 19 ans lors d’un tournage des Enfoirés à Montpellier. Souhaitant percer dans la musique, elle entame des échanges avec l’artiste avant de le revoir à plusieurs reprises.
Lors d’une visite à son domicile, à L’Isle-sur-la-Sorgue, elle affirme que aurait insisté physiquement malgré ses refus. La jeune femme évoque un baiser puis des attouchements ainsi qu’une pénétration digitale dans la piscine : « Il m’a volé ma première fois, mon insouciance », affirme-t-elle. D’autres faits d’agressions seraient survenus ensuite hors de l’eau : « Cela restera entre nous, jamais personne ne le saura », lui aurait dit le chanteur avant de la laisser s’en aller. Sa plainte, déposée en 2021 puis classée sans suite, pourrait être réexaminée par le parquet.
« J’ai dû lutter physiquement pour m’en sortir »
Un autre témoignage évoque des faits remontant à 2000. La plaignante, une journaliste culturelle souhaitant rester anonyme, explique avoir été invitée dans une chambre d’hôtel sous prétexte d’aider le chanteur, qui évoquait une blessure : « J’ai voulu l’aider, je me suis baissée vers lui, et en un quart de seconde, je me suis retrouvée au sol, sur la moquette, j’ai senti ses mains partout sur mon corps. Il était très lourd sur moi, j’ai dû lutter physiquement pour m’en sortir », affirme-t-elle. Une plainte a été déposée.
Deux femmes travaillant au début des années 2000 pour BMG, la maison de disques du chanteur, décrivent des agressions sexuelles similaires survenues dans des loges ou des chambres d’hôtel. Elles évoquent un mode opératoire comparable et un contexte où certains comportements étaient connus dans leur milieu : « On en riait tous à l’époque. Il avait cette réputation de tombeur, et puis c’était inenvisageable de se le mettre à dos. C’était la vache à lait de la boîte, qu’on surnommait entre nous « Bruel Music Group » », confie l’une d’entre elles.
Patrick Bruel « conteste les allégations de violence, de brutalité ou de contrainte »
Interrogés par , les avocats de Patrick Bruel assurent que le chanteur « conteste les allégations de violence, de brutalité ou de contrainte. Il n’a jamais outrepassé un refus, jamais forcé à un geste ou un rapport sexuel ».
« S’il a pu chercher à séduire, à proposer, parfois même de manière directe, une relation intime, il ne s’est jamais ‘jeté’ sur qui que ce soit, ni n’a cherché à exercer un pouvoir, ou à utiliser sa notoriété pour contraindre quiconque à un acte sexuel ».






