Les faits datent du 7 février 2026. C’est de Savenay (Loire-Atlantique), sur la quatre-voies Nantes-Vannes, qu’une conductrice alerte la gendarmerie sur le comportement d’un automobiliste « avec une bouteille à la main ». Les militaires se positionnent sur une voie d’insertion à hauteur d’Herbignac et font signe à l’automobiliste de s’arrêter. Mais, l’homme de 41 ans, installé dans l’Hérault, refuse d’obtempérer. Pendant vingt minutes, bien qu’il ait sa compagne et leur fille de 10 mois comme passagères, il dépasse par la droite, mord sur la bande d’arrêt d’urgence…
Deux brigades doivent être appelées en renfort. Il faut finalement trois véhicules pour le bloquer.
Il est finalement arrêté à Muzillac (Morbihan), après une course-poursuite d’une trentaine de kilomètres.
Mis au sol, le mis en cause n’est pas à court d’insultes et de menaces contre les forces de l’ordre, non sans préciser :
« Je viens du sud, je suis un gros bonnet du trafic de drogue, je n’aurai pas de mal à appeler un commando. »
Mercredi 8 avril, lors de sa comparution immédiate devant le tribunal correctionnel de Saint-Nazaire, deux mois donc après les faits, le quadragénaire déclare « avoir eu peur des forces de l’ordre ».
Il s’avère qu’il conduisait sans permis, sans assurance et avec une alcoolémie de 1,10 g.
En garde à vue, il a fait semblant d’une tentative de suicide avec le lien de son jogging.
Maintien en détention
La mémoire à géométrie variable, la peur du contrôle… la procureure est convaincue, que le prévenu s’y réfugie « parce qu’il est alcoolisé, sans permis, sans assurance et en récidive ».
Devant son attitude, les gendarmes étaient en droit de se demander comment il pouvait se comporter.
Elle requiert trente mois d’emprisonnement, pour ce père de famille de quatre enfants, dont deux d’une première union.
Son avocat, Me Olivier Pizon, a plaidé et obtenu la relaxe pour la rébellion.
Il a soulevé des irrégularités de procédure, qui n’ont pas été retenues.
Apprenant sa condamnation et son maintien en détention, alors que femme et enfants l’attendaient dans l’enceinte du palais de justice, et les sommes à verser aux cinq militaires, soit un total de 2 900 €, le quadragénaire a simplement dit : « Pour moi, c’est beaucoup trop, madame ».
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