Suite à un rapport salé de l’inspection du travail, la préfecture de l’Hérault a ordonné la fermeture définitive et sans conditions d’une sorte de « logement collectif » qu’un restaurant asiatique installé près de Montpellier sur la zone industrielle de la Biste à Baillargues, le Wikolyn, avait installé au-dessus de sa salle, sous le toit du bâtiment.
Six salariés vivaient sous le toit du restaurant
Dans des conditions d’hébergement insalubres, six salariés de l’établissement (cuisiniers, serveurs…), une chinoise et cinq bangladais âgés de 29 à 44 ans vivaient là, de manière clandestine et dans un environnement indigne et dangereux. L’un des salariés, comme lit, ne disposait que d’un matelas posé sur des palettes…
Une petite échelle en fer pour accéder au sous-plafond
Il a fallu un contrôle inopiné du Comité départemental anti-fraude, le 13 mars dernier, pour découvrir cette situation sordide. Avec la participation de l’Urssaf et des gendarmes de la brigade de Castries, les services de l’Etat ont mené une inspection méticuleuse et découvert, dans une pièce dédiée au stockage des marchandises elle-même située derrière les cuisines, une petite échelle en fer escamotable permettant d’accéder au sous-plafond.
La préfète de l’Hérault a ordonné à la société exploitant le restaurant Wikolyn que les six salariés soient rapidement relogés « dans des conditions conformes à la dignité humaine et aux normes en vigueur »
C’est dans cet espace exigu que le restaurant avait aménagé des chambres, des toilettes et une salle de bain dépeintes « dans un état de vétusté et de dégradation avancées ». Un constat valable pour l’ensemble des pièces secrètes : dans ce logement insalubre, les services de l’Etat ont pointé des manquements graves : « des trous dans les murs colmatés avec du ruban adhésif », « des prises électriques dénudées », « l’absence de fenêtre et d’aération », « des odeurs nauséabondes », « l’absence de sortie de secours »…
Le site clandestin immédiatement fermé
Pour compléter le tableau, le rapport précise que les locaux ne disposaient pas de meubles, obligeant les occupants à laisser leurs biens et leurs affaires personnelles à même le sol. Condition d’hébergement épouvantables, accès très dangereux, risques sanitaires importants : la préfète de l’Hérault, Chantal Mauchet, a donc ordonné la fermeture immédiate de ce site clandestin.
Relogement exigé pour les six salariés
L’Etat a également demandé à la société exploitant le restaurant Wikolyn que les six salariés soient rapidement relogés « dans des conditions conformes à la dignité humaine et aux normes en vigueur ».
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