Il va finalement pouvoir purger le reste de sa peine dans le moulin de Cossy, à Giverny (Eure).
Jeudi 9 avril 2026, la cour d’appel de Rouen (Seine-Maritime) a confirmé la libération conditionnelle de Patrick Balkany, accordée par le juge d’application des peines d’Évreux en janvier 2026.
Pour rappel, le résident de Giverny, avec sa femme Isabelle Balkany, avait été condamné en 2023 à quatre ans et demi de prison pour avoir dissimulé avec son épouse, quelque 13 millions d’euros d’avoirs au fisc de 2007 à 2014.
Liberté conditionnelle
En janvier, alors qu’il lui restait 18 mois de cette peine à purger (15 aujourd’hui, Ndlr), le tribunal d’application des peines d’Évreux avait accordé la liberté conditionnelle à Patrick Balkany et désigné le moulin de Cossy comme résidence principale.
Rémi Coutin, procureur d’Évreux avait alors fait appel de cette décision et demandé que l’ancien député-maire de Levallois-Perret soit placé sous bracelet électronique à domicile pour une durée de huit mois avant une libération conditionnelle tout en fixant son lieu de résidence dans son bastion des Hauts-de-Seine.
Contraintes allégées
Une demande donc rejetée par la chambre d’application des peines de la cour d’appel de Rouen, qui a même allégé les contraintes imposées à Patrick Balkany. Cette dernière ayant supprimé l’allongement d’un an de la durée de probation décidée par le tribunal d’Évreux.
Un autre procès à Nanterre
Si la justice normande a été plus indulgente envers Patrick Balkany, le tribunal de Nanterre (Hauts-de-Seine) s’est montré plus ferme. Au moment où la cour d’appel de Rouen rendait son verdict, l’ancien maire (LR) de Levallois-Perret était jugé à Nanterre pour avoir utilisé des policiers municipaux comme chauffeurs. Vendredi 10 avril, le parquet a requis deux ans de prison, dont un an ferme et un an assorti d’un sursis probatoire. Lors du réquisitoire au deuxième jour du procès, le ministère public a également réclamé une amende de 150 000 euros et dix ans d’inéligibilité à l’encontre de l’ancien baron francilien de 77 ans, accusé d’avoir utilisé des policiers municipaux comme « larbins » et « hommes à tout faire ».
« C’est une décision logique qui n’appelle pas plus de commentaires », a réagi son avocat, Me Robin Binsard, auprès de l’AFP.
XX XX XX/a>.










