Voile : Mathieu Claveau rejoint l’équipe Phare 40 basée à Port-Camargue

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Le skipper basé à Marseille, formé à Palavas et qui a grandi en Lozère, va participer à la saison en Méditerranée, sur le bateau d’Anthony Streicher qui a été modernisé sur plusieurs plans pendant l’intersaison.

C’est pratiquement un retour aux sources pour Mathieu Claveau. En tout cas, il n’a pas été dépaysé pendant ces trois jours de stage dans la baie de Camargue. Le skipper passait ses vacances quand il était gamin à Palavas et y a vécu alors qu’il faisait son lycée à Joffre à Montpellier. C’est également là que le marin de 36 ans a découvert la voile.

De mercredi à vendredi dernier, il a fait connaissance avec un nouveau bateau celui d’Anthony Streicher sur lequel il va disputer la saison en Méditerranée avec son propriétaire mais aussi en alternance avec François Verdier et Pierre-Laurent Garnero.

« L’année dernière, quand on a eu nos difficultés à trois semaines du départ de la Transat Café L’Or, il est venu nous donner un coup de main. Il nous a apporté des compétences et on a eu beaucoup d’échanges et ça a créé donc les liens », explique le patron de la structure Phare 40. Un rapprochement logique quand on se rappelle également qu’au départ de la Med Max à Port Camargue en 2024, Mathieu Claveau avait pour projet de créer une grande écurie méditerranéenne…

Un rapprochement de compétences

« Ça fait déjà plus d’un an qu’on cherche à développer des activités terrestres. C’est comme ça qu’on s’est associés, entre guillemets. On a été toujours en concurrence sur les courses. Un coup c’est Phénix qui était devant, un coup c’était moi », rappelle celui qui vit désormais à Marseille et a développé sa structure Mer Connexion.

Un rapprochement de compétences et de moyens qui va être profitable à tous. Avec François Verdier, ils ont passé l’hiver à refaire toute l’électronique sur le bateau. « Ça aide à se coordonner en mer. Mais c’est vrai qu’il y a deux jours, ça a été vraiment une découverte du bateau. Et je suis super content », avoue l’ingénieur chef de projet aéronautique.

Avec son binôme et pendant toutes les séances d’entraînement, ils ont testé tout ce qui pouvait l’être en matière de manœuvre et de fonctionnement du bateau. « Ça promet pour les courses, on a un peu le même “mindset” avec François. Donc il faudra se protéger parfois parce qu’on peut aller peut-être un peu trop loin… On peut mettre peut-être trop d’intensité », plaisantait Mathieu Claveau.

« Il va falloir mettre des petits leviers de repos, confirmait François Verdier élogieux à propos de son co-skipper. Je suis impressionné par toutes les choses que sait faire Mathieu, c’est vraiment top. On voit que ce n’est pas le premier bateau sur lequel il a bossé. Ça met en confiance. »

Une vision périphérique à la voile

Ils ont pu en tous les cas bénéficier d’un bateau qui a été modernisé pendant l’intersaison. « On a travaillé sur ce qui ne se voit pas, il faut aller à l’intérieur. En plus de l’électronique, l’informatique, l’électricité, le moteur, tout a été refait, transformé. Il était à la pointe en 2018, maintenant, il est à la pointe en 2026. Un gros travail de fond qui nous permet de sécuriser le bateau », détaille Anthony Streicher

Qui en tant que chef d’entreprise a une vision pour faire progresser son équipement. « On a pris des savoir-faire qui viennent de l’aéronautique, de l’automobile pour les circuits électriques, l’électronique, les batteries. Ça nous permet de nous structurer de façon beaucoup plus rassurante et performante », estime le patron de Phare 40.

Mathieu Claveau arrive dans de bonnes conditions, à lui et ses équipiers d’en tirer le maximum.

La Paprec 600 Saint-Tropez pour commencer

Le circuit méditerranéen va débuter, samedi 18 avril, par la Paprec 600 de Saint-Tropez.
Le parcours va mener les skippers jusqu’aux bouches de Bonifacio puis les îles de Giglio, Gorgona, Montecristo et un passage de la Giraglia avant un retour au point de départ.

Une première pour le duo François Verdier – Mathieu Claveau qu’ils abordent avec humilité. "Avant de chercher à gagner, il faut terminer la course. Ce sont des parcours qu’on connaît bien, ça fait 3-4 ans qu’on les fait, donc ça va aller", pense le nouveau skipper de Phénix.

"Il y a pas mal de renouveau de personnes, des bateaux plutôt homogènes, donc on verra si on arrive à faire la différence ou pas", poursuit le Marseillais. D’autant qu’il va retrouver des partenaires du stage à Port-Camargue la semaine dernière au départ : Aquamarin, Flamingo Rosso, Stella nova et RDT Logistics.

"On va essayer de montrer qu’on a un peu plus d’expérience qu’eux. On va essayer de voir si ça paye ou pas ou au contraire, si on fait n’importe quoi ou pas", explique Mathieu Claveau.

Le but étant de monter en puissance tout au long de la saison et de travailler pour le futur.

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