La lutte contre le narcotrafic est désormais dans tous les esprits à Perpignan. Après l’arrivée de 57 CRS dans les quartiers de la ville, en début de semaine, et l’annonce de l’affaiblissement considérable du point de deal de la cité Clodion, les autorités veulent désormais s’attaquer « au plus grand point de deal de la ville », situé quartier Champ de Mars. Un premier coup de filet a été mené, ce mercredi 15 avril 2026.
140 policiers ont déboulé
Le préfet des Pyrénées-Orientales Pierre Regnault de la Mothe, le procureur de la République Jérôme Bourrier, le Directeur interdépartemental de la police nationale Laurent Astruc et le maire de Perpignan Louis Aliot étaient tous réunis, ce mercredi en fin de journée au Champ de Mars.
Quelques heurs plus tôt, 140 policiers ont déboulé dans ce quartier de la ville, connu pour abriter une des places fortes, si ce n’est la plus importante, du trafic de drogue local. Les forces de l’ordre – police nationale, CRS, police aux frontières, police judiciaire et police municipale – ont passé au peigne fin l’avenue Albert Camus, la rue Sévigné et les immeubles HLM du secteur.
Contrôles, fouilles, perquisitions des appartements, saisies de drogue… Le premier bilan a été présenté par le parquet de Perpignan : six interpellations ont été annoncées, qui plus est dans le cadre d’une enquête préliminaire. Et selon les informations d’Actu Perpignan, plusieurs kilos de cannabis et de cocaïne ont été retrouvés dans des caves.
Le Champ de Mars, « la mère des batailles »
Outre le résultat obtenu au terme de ce déploiement de grande ampleur, cette opération matérialise officiellement le lancement d’un Groupement local de la délinquance sur le Champ de Mars, comme à Clodion l’an passé, confirme Jérôme Bourrier. « C’est un premier pas, une amorce. On va intensifier cette action en profondeur au cours des mois à venir », prévient le procureur.
Le préfet des Pyrénées-Orientales est apparu tout aussi intransigeant. « La mère des batailles, désormais, c’est le Champ de mars », annonce le représentant de l’État dans le département, qui se donne douze mois pour obtenir des résultats probants :
On veut réussir les mêmes résultats qu’à Clodion. D’ici un an, on veut sérieusement déstabiliser le point de deal du Champ de Mars. Comment ? Par une présence visible sur la durée, une saturation du terrain. Ce point de deal est le plus important de la ville, à côté d’un lycée, d’une caserne de gendarmerie… Ce n’est plus tolérable.
« Ce travail ne se fait pas à coups de baguette magique. Aujourd’hui, c’est une première opération. Et ça va s’amplifier », confirme le préfet, dont le travail a été salué par Louis Aliot. « Une telle présence policière, c’est ce qu’on demandait depuis longtemps. Je remercie l’état et le préfet, notamment pour les renforts de CRS », déclare le maire de Perpignan.
« Le Champ de mars est un élément emblématique du point de deal sur Perpignan. C’est la priorité, et il est temps d’y mettre fin. Il faudra, dans un deuxième temps, avoir une vigilance accrue sur le centre-ville », conclut l’édile perpignanais.
XX XX XX/a>.











