en string, le militaire jouait à être handicapé pour se faire lécher les pieds

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Au garde à vous le jour. En roues libres chez lui. Tel était la vie de ce soldat de 1ère classe, affecté comme auxiliaire sanitaire au service de santé des armées. Il exerçait au sein du prestigieux lycée militaire de Saint-Cyr-l’École (Yvelines).

Le soldat Eric*, 23 ans, a été lourdement sanctionné par le tribunal de Versailles, mercredi 15 avril 2026, pour avoir piégé des jeunes femmes à son domicile. Son procès, pour le moins inhabituel, a dévoilé la psychologie d’un homme qui n’avait pris aucun recul sur ses actes. Ou si peu.

En sweat et string noir

C’est à rebours qu’il faut prendre les actes qu’il a commis dans son logement de fonction. Le premier a eu lieu le 7 décembre 2025. Ce soir-là, Eric commande une baby-sitter sur une application. Avec cette précision : il s’agit de s’occuper d’un jeune autiste de 19 ans.

À l’heure dite, la jeune femme se présente. Eric l’attend vêtu d’un sweat et d’un string noir. Il simule son handicap. À tel point que…

20 minutes de Princesse Sarah

À tel point que la baby-sitter accepte de lui mettre un dessin animé pour passer le temps. Ce sera 20 minutes de Princesse Sarah. Un peu plus tard, elle accepte encore de rincer ses cheveux sous la douche. Lui en ressort complètement nu. Il se jette sur son lit et commence à se masturber. Elle s’enfuit et prévient la police.

En fouillant son téléphone, les enquêteurs vont découvrir que l’homme a utilisé la même application, en juin 2025, pour demander les services d’une femme de ménage. Là, il avait laissé traîner des sous-vêtements féminins un peu partout ; ainsi que des objets sexuels.

Il avait également commencé à se masturber sous sa couette, tout en envoyant des messages à l’employée, en se faisant passer pour son propre père. Il écrivait notamment : « Il est très timide. Ne vous inquiétez pas. Pour le calmer, il faut, au besoin, lui lécher les pieds. »

Lorsqu’elle avait répondu qu’elle n’était pas une prostituée, qu’il en était hors de question, et qu’il s’adonnait à des plaisirs solitaires, Eric, dans son rôle de père, avait joué les offusqués : « Il fait ça ? Je suis outré ! Quand je vais le dire à sa mère… »

« J’ai menti… Je ne ressemble pas à un Tarek »

Droit comme un I, frottant ses mains l’une contre l’autre, le soldat Eric a sidéré le tribunal. Non par sa tenue, car l’homme était classiquement vêtu de bleu, les cheveux gominés en une raie très marquée vers la droite. Presque comme un écolier.

Non. Ce qui a vraiment surpris, c’est l’absence de conscience des choses. « Vous êtes complètement à côté là… », a réagi le président. Eric venait tout juste d’expliquer que la femme de ménage, « c’était vraiment pour le ménage. Comme ma copine était à Bordeaux et que je ne suis pas très ménage… Et puis, j’avais utilisé un faux profil dans lequel je m’appelais Tarek. Alors j’ai menti avec cette histoire de handicapé car je ne ressemble pas à un Tarek (sic). »

Le prévenu assure qu’il n’y a rien eu de sexuel. « Comment elle aurait vu ça en une fraction de seconde ? Et en plus, j’avais la couette sur moi ! »

« À qui appartenait votre sous-vêtement ? »

Pour la baby-sitter, il a aussi son explication.

« J’avais des problèmes de couple sur tout ce qui est, on va dire, relationnel. Alors je me suis dit bêtement que j’allais commander une baby-sitter pour avoir une présence. Mais il n’y avait pas d’arrière-pensée sexuelle ! »

Étonné, le président pose une unique question : « Monsieur. À qui appartenait le sous-vêtement que vous portiez ? »

Gêne. Eric murmure : « A ma copine. Mais vraiment, à aucun moment je n’étais en érection et je ne me suis pas masturbé. Et cette histoire, ça ne changera pas l’amour que j’ai pour ma copine ! »

« Le site, ça aurait été de la tromperie »

« Lunaire », c’est le terme que le juge emploie avant de laisser la parole à la procureure pour ses questions. « Mais pourquoi ne pas faire appel à un site de rencontre si vous en aviez besoin ? Et pourquoi vouloir vous faire lécher les pieds ? »

Le jeune homme a encore ses raisons.

« Le site, ma copine aurait pris ça pour de la tromperie. Alors qu’une femme de ménage… Et les pieds… Ben je ne sais pas quoi dire. Je ne suis pas fétichiste. »

Reste son idée de jouer le rôle d’une personne handicapée. « C’était juste pour éviter d’avoir à parler avec elles. C’est tout. »

Fin de carrière ?

La conviction du parquet est faite. « Cela est malheureux. Il ne voit même pas les troubles de sa sexualité. Les faits sont avérés. Je ne peux que demander 24 mois de prison, dont douze fermes. »

Le tribunal prononcera cette peine, avec une détention à domicile sous bracelet électronique. Une interdiction de port d’arme a été prononcée. De même, la juridiction a rejeté sa dispense d’inscription au casier judiciaire. Une décision qui va certainement mettre un point final à sa carrière sous les drapeaux. « Cette décision, nous l’avons prise car vos modes opératoires étaient réfléchis. Il s’agissait de véritables pièges », a motivé le président.

* Le prénom a été modifié.

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