ÉDITORIAL Les municipales, une belle leçon d’humilité

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<p>Quand on se lance en politique, il faut forc&eacute;ment un peu d&rsquo;ego. C&rsquo;est presque une condition de d&eacute;part. Le probl&egrave;me, c&rsquo;est qu&rsquo;avec la confiance, les ann&eacute;es, et parfois un entourage un peu trop complaisant, certains &eacute;lus finissent par ne plus passer les portes. &Agrave; la lecture des r&eacute;sultats de dimanche soir, on retrouve presque une forme de justice : les &eacute;lecteurs ont sanctionn&eacute; ces exc&egrave;s. La capitale gardoise offre un exemple frappant avec les deux h&eacute;ritiers de Jean-Paul Fournier, Franck Proust et Julien Plantier. Pendant des mois, ils ont &eacute;t&eacute; incapables de s&rsquo;entendre. Incapables de faire un pas de c&ocirc;t&eacute; ou de prendre un peu sur eux pour le bien commun. Pourtant, c&rsquo;est pr&eacute;cis&eacute;ment pour cela qu&rsquo;ils ont &eacute;t&eacute; &eacute;lus : l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t g&eacute;n&eacute;ral avant leurs ambitions personnelles. Et voil&agrave; que, comme par magie, ils ont trouv&eacute; un accord en quelques heures.&nbsp;C&rsquo;est d&eacute;sastreux pour l&rsquo;image de la politique.&nbsp;Comment demander aux &eacute;lecteurs de ne pas avoir le sentiment qu&rsquo;on se moque d&rsquo;eux ? Dans les autres grandes villes gardoises, le constat est similaire. &Agrave; Al&egrave;s, Christophe Rivenq arrive en t&ecirc;te avec 32 % des voix quand son pr&eacute;d&eacute;cesseur Max Roustan d&eacute;passait &agrave; chaque fois les 50 % d&egrave;s le premier tour depuis plus de 25 ans. Interrog&eacute; sur son r&eacute;sultat, pas la moindre remise en question. Pas la moindre concession non plus sur une campagne peut-&ecirc;tre trop m&eacute;prisante envers ses adversaires, durant laquelle on laissait entendre que la victoire serait &eacute;crasante. Non, ce serait de la faute des m&eacute;dias qui ont trop mis l&rsquo;accent sur l&rsquo;ins&eacute;curit&eacute; &agrave; Al&egrave;s&hellip; &Agrave; Bagnols-sur-C&egrave;ze, on se souvient &eacute;galement d&rsquo;un Jean-Yves Chapelet suffisant, refusant de r&eacute;pondre aux questions de l&rsquo;&eacute;mission <i>Envoy&eacute; Sp&eacute;cial</i>. Son image en avait p&acirc;ti. Dimanche soir, la sanction est tomb&eacute;e : 18,25 % des voix, tr&egrave;s loin derri&egrave;re les 44,26 % de la d&eacute;put&eacute;e RN. On pense aussi &agrave; ces maires sortants qui n&rsquo;ont fait campagne qu&rsquo;au dernier moment, par exc&egrave;s de confiance, et qui se retrouvent aujourd&rsquo;hui en difficult&eacute;. Pour finir sur une note positive, rappelons tout de m&ecirc;me que le travail, la pr&eacute;sence sur le terrain et l&rsquo;humilit&eacute; paient. Plusieurs maires sont r&eacute;&eacute;lus sans difficult&eacute; : Chapon &agrave; Uz&egrave;s, Martinez &agrave; Bellegarde, Ribot &agrave; Saint-Privat-des-Vieux, B&eacute;n&eacute;zet &agrave; Saint-Christol-les-Al&egrave;s et bien d&rsquo;autres communes&hellip; Mention sp&eacute;ciale &agrave; Eddy Valadier, &agrave; Saint-Gilles, et ses 83 % de voix dans une triangulaire. Chapeau.</p>


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