Vendredi 17 avril au matin, en comptant son troupeau de brebis et d’agneaux dans sa pâture à Beauvoir-sur-Mer (Vendée), Georges Jarno, éleveur et maraîcher, a constaté la disparition de trois de ses mères.
De nombreuses traces de sang sur la route ne laissaient aucun doute quant aux circonstances de la disparition : « Il y avait du sang partout et la barrière était pliée. Ceux qui ont fait ça, les ont égorgées sur place, puis les ont emmenées », lance l’éleveur, très abattu.
Et qu’on vienne pas me dire que ce sont des chiens errants ou des loups !
Ce n’est pas la première fois que le jeune éleveur est confronté à ce genre de problème : « Le 14 janvier dernier, sur une autre pâture, j’ai retrouvé le matin sept de mes brebis égorgées. Ils n’ont pas eu le temps de les emporter parce qu’ils ont dû être surpris.. C’était un carnage. Elles étaient éviscérées, une avait encore son agneau. Le reste du troupeau était traumatisé. Ce n’est pas humain de faire ça. »
Alerter tous les éleveurs
La gendarmerie de Saint-Jean-de-Monts Beauvoir s’est déplacée pour constater les faits, comme elle l’avait fait le 14 janvier. « Sans indices, sans témoins, ça a dû être fait en pleine nuit vers 2 ou 3 heures du matin. Les gendarmes n’ont rien pu me dire de précis. Je voudrais que ce fait divers soit médiatisé, car je ne dois pas être le seul à être visé par ces attaques. Je suis accablé, c’est un crève cœur de voir ça. Face à ces horreurs on est démunis. On ne peut pas utiliser de caméra de vidéo de surveillance, et les chiens laissés seuls la nuit ne sont pas fiables ».
Sur place, dans le petit groupe de voisins venus soutenir Georges Jarno, un couple de randonneurs relatait qu’il y a deux semaines, en randonnant non loin de là, en direction du Bois-Libaud, ils avaient découvert dans un sentier, une carcasse de moutons encore toute fraiche.
Cette découverte est-elle en lien avec les autres évènements ? Toujours est-il que l’inquiétude est palpable. « Si on avait surpris ces gens sur le fait, en pleine nuit, je pense qu’ils seraient devenus dangereux. Il faut avertir la population et que les autorités prennent conscience du phénomène ».
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