"Montfaucon est une terre à fraises" : la commune gardoise célèbre ses fruits dopés par le soleil et ses producteurs qui misent sur "la qualité et la variété"

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Samedi 18 et dimanche 19 avril, le village de Montfaucon sera à la fête en mettant à l’honneur sa fraise. Portée par une poignée d’exploitations, la production mise sur des variétés diversifiées et une qualité gustative liée à un terroir ensoleillé.

Alors que dans les autres serres une cinquantaine de saisonniers s’activent à ramasser les fruits mûrs, le calme règne dans la structure où poussent tranquillement les fraises Magnum. Une variété « très sucrée, presque au goût de fraise Tagada® », fait savoir Emma Ribière. « On les garde pour ce week-end », précise sa sœur, Guilaine Ribière, tout en déambulant dans les allées où flotte une douce odeur. Car les deux femmes seront bien évidemment présentes samedi 18 et dimanche 19 avril à la Fête de la fraise de Montfaucon pour mettre à l’honneur et vendre leur production. « Au départ, on n’était pas trop partants car la fête tombe en plein dans la saison mais il y a tellement de monde et c’est tellement une jolie vitrine que maintenant on y tient », confie Guilaine Ribière.

Guilaine Ribière (à gauche) est l’une des productrices de fraises sur la commune de Montfaucon. Midi Libre – WN

« Un fruit prêt à manger »

L’histoire de la commune avec la fraise remonte à une cinquantaine d’années. Au moment où plusieurs maraîchers se lancent dans la culture de ce fruit qui, « à l’époque, était très demandé, car très rare », indique l’agricultrice dont le père se lance en 1977, également séduit par « son aspect très lucratif ». Ses filles reprennent dans les années 2000 l’exploitation qui compte aujourd’hui, en plus des 40 hectares de vignes, huit hectares de serres où elles cultivent des fraises hors-sol. Au total, sur la commune, cinq producteurs de fraises se partagent « une vingtaine d’hectares ». Depuis 2023, la mairie a d’ailleurs déposé la marque La fraise de Montfaucon du Gard auprès de l’institut national de la propriété industrielle, au même titre que celle de Carpentras. « On n’a pas de cahier de charges, ce n’est pas une appellation », nuance Emma Ribière.

Sur l’exploitation des sœurs Ribière, la fraise est cultivée hors sol. Midi Libre – WN

Pour cette dernière, la particularité de cette fraise s’exprime surtout par « son terroir au bord du Rhône, avec beaucoup d’ensoleillement, un couloir de vent qui chasse les nuages. Cela apporte beaucoup de sucre à la fraise qui a besoin de beaucoup de soleil. On fait aussi un fruit prêt à manger, on ne le ramasse pas quand il est encore vert. On travaille la qualité gustative », indique Emma Ribière. « Montfaucon est une terre à fraises, lance de son côté Cathy Sanchez des jardins de Montmarnès, elles sont beaucoup plus juteuses que celles de Carpentras qui sont plus acides« . Cette exploitation cultive, en pleine terre, de mars à fin juin (lire ci-dessous), plusieurs variétés de fraises : la Cléry – « celle qu’on retrouve en supermarché » –, la Dream et la Dely, une nouveauté.

Une récolte plus tardive cette année

Si les soeurs Ribière ont commencé à ramasser leurs premières fraises la première semaine de mars grâce à des serres chauffées, la récolte a pris un peu plus de retard du côté des Jardins de Montmarnès qui cultive uniquement ses fruits en pleine terre. "D’habitude on commence le 28 février et là on a eu trois semaines de retard, c’est la première fois que cela nous arrive, témoigne Cathy Sanchez. On pense que c’est à cause d’un manque de soleil, parce qu’il n’a pas fait extrêmement froid comparé à d’autres années. Ça a été long mais là, la météo est idéale avec le soleil. On est en plein dedans et on a une bonne production. D’habitude, à la Fête de la fraise, on peut être un peu à court mais là le creux va arriver d’ici 10 à 15 jours le temps que les plants refleurissent". Des fraises que l’exploitation produira "normalement" jusqu’en juin, avant les grosses chaleurs et "tant qu’il n’y a pas de puceron ou de mouche".

Des essais sur de nouvelles variétés

Les sœurs Ribière, qui commercialisent leurs fruits sous le nom des Demoiselles des fraises, développent, elles aussi, de nombreuses variétés sous leurs serres : Cléry, Dream, Magnum, Klodia, Vivara « et cette année, on essaie la Favori dans une serre. On fait toujours des tests, on adore ça », lance Guilaine. L’avantage de cette diversité tient au fait qu’elle permet d’éviter « d’avoir des creux dans la saison. Par exemple, la Magnum donne une seule fois, en un seul jet, à un moment où d’autres variétés vont refleurir et où il va falloir attendre pour en ramasser », indique sa sœur Emma. De quoi en avoir pour tous les goûts… et toutes les bourses. Si la Cléry plafonne, en pleine saison, entre 6 et 7 € le kilo, la Magnum, elle, peut grimper à 10 €. Alors quelle sera votre préférée ? Rendez-vous ce week-end à Montfaucon pour le savoir.

Samedi 18 et dimanche 19 avril à la salle des fêtes de Montfaucon. Au programme : marché des producteurs, course à pied, tournoi de rugby touché, concours de fraisier…

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