Un jeune condamné pour avoir craché sur le maire de Riaillé lors de la Fête de la musique

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Un jeune homme originaire de Candé (Maine-et-Loire) a été condamné mardi 31 mars 2026 par le tribunal correctionnel de Nantes (Loire-Atlantique) pour des « violences » commises à l’encontre du maire de Riaillé (Loire-Atlantique).

Un jeune condamné pour avoir craché sur le maire de Riaillé lors de la Fête de la musique

Les faits remontent au 28 juin 2025, lors de la Fête de la musique. Ce soir-là, le prévenu, âgé de 24 ans, avait tenté de rejoindre un ami au milieu de la foule lorsque le maire, André Raitière, lui avait demandé de faire demi-tour, estimant que l’événement devenait chaotique. Le président du tribunal a relaté ces détails lors de l’audience.

L’accusé, un auto-entrepreneur travaillant comme « partenaire en freelance pour des sociétés d’animation » et actuellement en recherche d’emploi, a reconnu une altercation verbale : « Dans le feu de l’action, on s’est un peu chamaillés verbalement », a-t-il déclaré. Il a également admis avoir craché sur le maire, tout en se justifiant : « J’ai alors fait quelque chose de pas bien : je lui ai craché dessus car je ne voulais pas le frapper… Il est du même âge que mon père. »

Cependant, des témoins ont déclaré aux gendarmes qu’ils avaient vu le jeune homme gifler le maire, provoquant la chute de ses lunettes. L’un des témoins a même évoqué une « droite ». Malgré ces témoignages, le prévenu a affirmé être « persuadé » de ne pas avoir frappé André Raitière.

Sept mois d’emprisonnement requis

Au cours du procès, l’avocat de l’Association des maires de France (AMF) de Loire-Atlantique a rappelé que les faits s’étaient produits lors d’une action « quasiment bénévole » du maire de Riaillé, qui participait activement à un « moment fort de la vie associative » de sa commune.

Il a souligné que le maire et son premier adjoint se trouvaient derrière le bar le soir de l’incident. Me Olivier Méchinaud a également insisté sur l’engagement de cet élu, qualifié d’« investi », au service de la vie citoyenne.

Le procureur de la République a pour sa part qualifié le crachat de « geste méprisant, peut-être pire qu’un coup ». Il a dénoncé une atteinte « absolument insupportable » à une « autorité élue par ses concitoyens », qu’il a jugée « véritablement choquante ».

Le ministère public a requis une peine de quatre mois de prison ferme, la révocation de trois mois de sursis précédemment prononcés pour un « vol avec violences », ainsi qu’une inéligibilité de trois ans pour le prévenu.

Il devra verser 1 700 € de dommages et intérêts

Sur le plan financier, la partie civile a demandé près de 2 800 € au prévenu, représentant des dommages et intérêts ainsi que des frais de justice. L’avocat du maire et de l’AMF a également évoqué l’exemple du maire de Saint-Brévin, Yannick Morez, qui avait démissionné en 2023 après l’incendie criminel de sa maison.

De son côté, le prévenu, qui s’est défendu sans avocat, a déclaré : « Je trouve ça un peu cher payé… Sept mois de prison, c’est un peu beaucoup, alors que j’ai un enfant en bas âge. »

Le tribunal a finalement condamné le jeune homme à deux semaines de travaux d’intérêt général (TIG) à effectuer dans un délai de dix-huit mois au profit d’une association ou d’une collectivité.

À défaut, il encourt deux mois d’emprisonnement. Par ailleurs, sur le plan civil, il devra verser 1 700 € de dommages et intérêts et de frais de justice au maire de Riaillé et à l’AMF 44.

GF (PressPepper).

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