Une femme grièvement mordue par un chien en Loire-Atlantique : la propriétaire jugée

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La prévenue de 41 ans était présente en début d’audience, mais elle avait quitté les lieux à 19 h 20, lorsqu’elle a été appelée à la barre du tribunal correctionnel de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) jeudi 16 avril 2026. La victime était pour sa part présente. Les faits remontent au 1er mars 2025 à Trignac. Les deux femmes ont passé une partie de la matinée ensemble. Lorsque la victime se présente au domicile de la prévenue pour récupérer son chien, une dispute éclate.

« Elle m’a demandé de l’argent pour acheter de la drogue, ce que j’ai refusé », explique-t-elle au tribunal. Elle décide alors de retourner à son domicile, « à un kilomètre de là, dans le quartier de Méan-Penhoët ».

Elle est tout juste partie, lorsque la quadragénaire s’approche avec ses deux chiens. Elle explique :

« Elle a donné des coups à l’arrière-train de l’un qui s’est jeté sur moi. Ils étaient en état d’hystérie. »

La victime a ensuite eu les deux pieds attachés par « une corde ». Elle pense que « c’était la laisse de son deuxième chien ».

« Blessures compatibles avec des morsures de chien »

Réussissant à s’enfuir avec son animal, elle fait un malaise un peu plus loin dans la rue. Comme elle a un problème cardiaque et qu’elle est reliée aux secours, pompiers et gendarmes interviennent, sachant que des passants les ont également prévenus.

Les conséquences sont très graves pour la blessée. Son avocate, Me Anne-Marie-Garrec, précise : « Le certificat médical atteste que ses blessures sont compatibles avec des morsures de chien. »

Elle regrette que, lors de ses auditions, la prévenue « perdait la mémoire uniquement lorsqu’il s’agissait de ses propres agissements », avant d’ajouter : « Elle-même ne portait aucune trace de violence ».

Bien que la procureure évoque « un flou autour des faits », elle s’appuie sur le certificat médical.

Elle rappelle que la quadragénaire ne s’est pas rendue aux visites obligatoires de surveillance entre mars et août 2025, et requiert quatre mois de prison avec sursis pour les blessures et 500 € d’amende pour l’absence de visites vétérinaires.

La relaxe plaidée

Mais pour Me Nawel Durand-Kasmi, « la relaxe s’impose ».

L’avocate de la défense s’appuie « sur le manque d’éléments dans la procédure » et sur le fait que la victime -qui aurait agressé la prévenue- n’ait porté plainte et n’ai consulté un médecin, non-légiste, qu’une dizaine de jours après les faits.

Mis en délibéré, le jugement sera rendu le jeudi 25 juin.

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