L’imposant ring de boxe avait été monté dans une cour, au bout d’une impasse, sur l’avenue des États-Unis à Toulouse. 300 personnes se sont réunies ce samedi 18 avril pour participer (ou assister) à une compétition d’Ultimate combat – en bref, du MMA.
Le hic, c’est que le préfet avait interdit la manifestation sportive. Les gendarmes, suivis de la police, se sont donc déplacés pour tenter de les déloger. Mais les spectateurs, comme les participants, leur ont donné du fil à retordre.
La compétition avait déjà commencé
« Quand on est arrivés vers 15 heures, le premier combat avait déjà eu lieu », relate à Actu Toulouse le commissaire de permanence ce week-end, qui était sur place samedi. « On savait qu’ils allaient se regrouper là car les gendarmes nous avaient prévenus qu’ils arrivaient depuis Portet-sur-Garonne » – où ils avaient tenté de se réunir initialement.
Arrivés avenue des États-Unis, trois policiers et un officier du commissariat de la Rive Gauche découvrent la scène : quelque 300 personnes réunies autour d’un ring, à l’extérieur, dans l’arrière-cour.
Les CRS doivent venir pour les déloger
Or, les participants n’ont pas le droit d’être là : « considérant que cette manifestation présentait des risques […] pour les participants et mettait en danger le public, le préfet avait prononcé une mesure d’interdiction », détaille la préfecture.
Des éléments que les forces de l’ordre, sur place, ne manquent pas de leur rappeler ; mais rien n’y fait, les spectateurs et les sportifs ne veulent pas bouger. Même quand les policiers menacent de faire appel aux CRS… qui finissent donc par débarquer sur place.
Entre 30 et 50 euros la place
À leur arrivée sur les lieux, les spectateurs finissent par comprendre qu’ils ne vont pas avoir le choix et se mettent en marche. « Ils ont été évacués dans le calme », se réjouit le commissaire de permanence, qui finira par comprendre pourquoi ils avaient tant de mal à partir : « Ils avaient payé leur place entre 30 et 50 euros », et ne voulaient pas partir sans avoir obtenu remboursement…
Combat à mains nues dans la rue
L’affaire aurait pu s’arrêter là, mais très vite, les policiers de la Rive Gauche apprennent que les mêmes participants seraient réunis au stade municipal de la rue de la Tourasse, à Bellefontaine. « Ils prévoyaient des combats de rue à mains nues », souffle le même interlocuteur.
Alors, rebelote : « grâce à une très bonne coordination avec les services de l’État », les CRS sont appelés à intervenir. Ils sont à nouveau parvenus à dissiper le groupe réuni sur place, une bonne fois pour toutes…
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