« Cauchemardesque ». Yvana Vargas, la présidente de l’association de protection animale Les Tata’s répète plusieurs fois le mot. Vendredi 17 avril 2026, elle a vu de ses propres yeux des scènes d’horreur dans une exploitation agricole du Tarn.
Tout avait commencé quelques jours plus tôt avec un signalement venant de l’ex-conjoint d’un agriculteur. Sur une exploitation de Viane, dans le sud du Tarn, il y aurait des cadavres d’animaux par dizaines (canards, moutons, lapins, poules, etc.) quand d’autres bêtes, laissées à l’abandon seraient sur le point de succomber. Vendredi donc, l’association s’est rendue sur les lieux.
Une visite des services vétérinaires
Plus de 360 animaux seraient présents. Mais ce que retient Yvana c’est surtout les « cadavres, partout ». « Il y avait des agneaux en train de mourir, des animaux avaient les yeux crevés », détaille la présidente des Tata’s à Actu Tarn.
« Nous avons fait intervenir la gendarmerie sur place. Malgré la gravité de la situation et l’urgence vitale pour certains animaux, il nous a été indiqué que cela pouvait attendre une intervention des services vétérinaires prévue lundi. Notre plainte n’a pas été enregistrée », assure Yvana Vargas.
Un site en partie « nettoyé »
Lundi, les services vétérinaires sont bien venus. Mais entre-temps, le propriétaire des lieux avait en partie « nettoyé » le site. « Des animaux ont été déplacés », assure la présidente de l’association. Les agneaux ne sont plus là et les services n’ont dont rien pu constater à ce niveau. Mais il restait quand même des « traces ». Des squelettes, une poule oubliée… « Une brebis est décédée en direct devant les caméras de France 3 », raconte Yvana. « Il y a suffisamment pour faire fermer », poursuit-elle. D’autant que beaucoup de photos et vidéos « très explicites » ont été prises vendredi dernier.
Mais cela ne sera pas assez pour l’association, qui veut savoir ce que sont devenus les autres animaux. Ils seraient dans l’Aveyron, où le propriétaire des lieux tient un restaurant. « Ce sont des animaux qui sont vendus pour être consommés », assure Yvana Vargas, qui s’appuie aussi sur le témoignage de certains de ses anciens employés côté aveyronnais.
L’association doit maintenant être « entendue » par les gendarmes avant d’attendre la suite des investigations de l’autre côté de la frontière départementale.
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