Mardi 21 avril 2026, le procureur de Perpignan a annoncé l’interpellation de trois suspects accusés d’exploiter des travailleurs clandestins. L’enquête, commencée en 2025, a révélé des conditions de vie indignes dans des restaurants et une exploitation agricole entre les départements des Pyrénées-Orientales et de la Haute-Garonne.
L’opération judiciaire, menée le jeudi 16 avril par de Perpignan, a permis de découvrir huit rapporte .
Ces travailleurs étaient répartis dans deux restaurants situés à Canet-en-Roussillon et Saint-Alban, ainsi que dans une exploitation agricole à Saint-Hippolyte. L’enquête préliminaire avait été ouverte dès mai 2025 à la suite d’un renseignement signalant des faits de travail dissimulé et d’aide au séjour irrégulier et de traite d’être humain.
Des conditions de vie indignes et des rémunérations dérisoires
Le procureur de la République, Jérôme Bourrier, a précisé que les victimes étaient parfois rémunérées seulement 2 euros de l’heure. Selon les constatations de l’inspection du travail, les hébergements fournis étaient insalubres. Sur le site de Saint-Hippolyte, les employés vivaient sans accès à l’eau potable ni à l’électricité.
Un ancien salarié, victime de violences avec arme, a apporté un témoignage crucial aux enquêteurs sur ce système d’exploitation. Lors des perquisitions, les forces de l’ordre ont saisi 14 500 euros en liquide, une Porsche, des téléphones de luxe et plusieurs armes à feu. Les investigations ont également mis en lumière une double comptabilité destinée à masquer les revenus en espèces.
Les trois mis en cause ont été placés sous contrôle judiciaire. Ils seront jugés le 11 juin 2026 pour traite des êtres humains, travail dissimulé et aide au séjour en bande organisée.









