Pascale Eugène à l’Elysée : "L’opportunité de faire entendre la voix de la Grand-Combe"

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Le 16 avril, en déplacement à l’Élysée à l’invitation du président de la République, et quelques semaines seulement après son élection en mars, la défense des intérêts de la commune a guidé ce rare moment de vie publique.

Ce 16 avril 2026, n’est-ce pas une sorte d’ironie de l’histoire à être invitée à l’Élysée, en qualité de maire de la Grand-Combe, alors que celle-ci avait été classée ville la plus pauvre de France par d’obscurs statisticiens…
Alors oui, c’est une ironie de l’histoire, à moins que je n’aie été choisie pour cela, je ne sais pas… Je ne sais pas quels ont été les critères de choix, mais c’est sûr que c’est une sacrée revanche.

Quel est votre sentiment à l’instant de traverser la grande cour de l’Élysée et de saluer le président Macron ?
Je dirais que c’est improbable.

C’est sûr que c’est une sacrée revanche

On tient un peu la maîtrise de l’échange ou on laisse les choses se faire…
On était sur un sujet bien particulier qui était, à ce moment-là, la fermeture d’une classe sur le quartier de Trescol, qui est un quartier très défavorisé de la ville. Je me suis dit que c’était l’opportunité de pouvoir faire entendre la voix de la Grand-Combe à ce moment-là. Et sur ce sujet bien précis, d’autant qu’une réunion avait lieu le lendemain, le 17 mars, et qu’il y avait urgence.

Une fermeture de classe qui a cependant été maintenue
Lorsque j’ai pu échanger avec le président, il me tenait la main (rires) et m’a dit : « Je ne vous lâcherai pas tant que je n’aurai pas vu le ministre de l’Éducation nationale ». Je pensais que ça n’allait pas vraiment aboutir, le ministre de l’Éducation était déjà parti, il avait déjà quitté la réception, donc on n’a pas pu l’avoir. Toutefois, j’ai pu avoir les coordonnées du directeur de cabinet du président qui était là, et il m’a demandé de lui faire un mail le matin même. Ce que j’ai fait vendredi matin, et j’ai eu un accusé de réception seulement aujourd’hui. Voilà où on en est…

Si l’échange avec le président est bref, qu’est-ce que cette visite élyséenne a changé dans la vision de votre fonction de première magistrate ?
Je pense que ce rendez-vous m’a permis de rencontrer d’autres personnes qu’on ne voit pas aussi souvent, des personnes de ma sensibilité, qui sont plutôt en région parisienne, et que je n’ai pas l’occasion de côtoyer. Après, quand je reviens sur le terrain, je me rends compte, enfin je le savais, mais c’est encore plus flagrant : on est à des milliers de kilomètres de la vie parisienne et les préoccupations de ces personnes ne sont pas du tout les mêmes que les nôtres sur le terrain. Nous qui sommes confrontés tous les jours aux problèmes du quotidien.

Le 3 mai à 11 h, inauguration du square au nom d’Aboubakar Cissé

Sur le plan des préoccupations, la question économique de la commune repose sur le futur de la zone Davy. Où en est-on ?
Je sais que toutes les parcelles ont été attribuées et donc, j’espère que les entreprises vont venir, qu’il va y avoir de l’activité. De l’autre côté, la commune va attaquer les travaux de voirie sur Nelson-Mandela. Donc, c’est l’avenue qui part de la Grand-Combe et qui mène à Humpry-Davy. On va se battre sur cette question, on est une équipe dynamique, on va faire tout ce qui est en notre pouvoir pour faire avancer de la meilleure des manières notre ville, qu’on aime tous beaucoup.

La Grand-Combe qui va vivre un moment fort, le 3 mai (11 h), avec l’inauguration du square au nom d’Aboubakar Cissé, lâchement assassiné en avril 2025.
Oui, tout à fait. C’est dramatique ce qui s’est passé. Ça nous est tombé dessus. Jamais on n’aurait pu imaginer une chose pareille, et puis de la manière dont ça s’est passé. C’est atroce ce qu’il s’est passé pour ce pauvre jeune homme. J’ai rencontré le maire de Grigny, Monsieur Rio, qui m’a dit que l’un de ses adjoints connaissait personnellement la famille de M. Aboubakar Cissé. On a pu entrer en contact avec eux et je pense qu’ils vont faire leur possible pour être présents ce jour-là. Ça va être un moment d’intenses émotions.

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