La mémoire de Jean Robert et Vincent Faïta, guillotinés à Nîmes le 22 avril 1943, honorée devant le palais de justice

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Quatre-vingt-trois ans après l’exécution de ces deux résistants, un hommage a été rendu ce mercredi 22 avril, devant le palais de justice de Nîmes, où ils ont été guillotinés.

« Tous deux ont été reconnus morts pour la France ». Ce mercredi 22 avril, face aux plaques de Jean Robert et Vincent Faïta, devant le palais de justice de Nîmes, l’heure était au recueillement, mais aussi au souvenir. Le souvenir de ces deux résistants communistes, condamnés à mort et guillotinés il y a 83 ans jour pour jour, pour s’être opposé fermement à l’oppression nazie.

« Ce souvenir, ce n’est pas seulement pleurer les morts, c’est interpeller les vivants »

« Aujourd’hui, en 2026, alors que les derniers témoins directs nous quittent, ces cérémonies prennent un sens nouveau. Ce souvenir, ce n’est pas seulement pleurer les morts, c’est interpeller les vivants, c’est dire aux jeunes générations que la liberté est fragile », martèle Jean-Paul Boré, président gardois des Amis de la fondation pour la mémoire de la déportation.

Un moment fort, marqué notamment par la lecture des lettres de ces deux résistants, adressées à leur famille, quelques heures avant leur mort. Ces hommes qui ont « gardé la tête haute » jusqu’à leur dernier souffle, en chantant La Marseillaise, comme un dernier acte de rébellion. Mais aussi par la prise de parole de la fille de Vincent Faïta, Josiane, qui a lu le poème sur la paix de Jean-Pierre Siméon.

Hommage au bâtonnier Charles Bedos

Un hommage a également été rendu au bâtonnier Charles Bedos « qui les a si courageusement défendus, faisant preuve d’une humanité et d’un esprit républicain et démocrate exemplaire », souligne le maire Vincent Bouget. « Ce souvenir de cette histoire, c’est d’affirmer, encore aujourd’hui, le caractère prioritaire de la lutte contre l’extrême droite partout dans le monde« , a-t-il poursuivi. La cérémonie s’est ensuite clôturée par le dépôt de gerbes devant les plaques commémoratives, avant que chacun n’entonne La Marseillaise et le chant des partisans.

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