La galerie Fleury accueille les photographies d’Aline Isoard depuis vendredi 17 avril. Une nouvelle exposition originale, intéressante, quelque peu déroutante.
« C’est un travail de plasticienne, explique Aline. Je retire l’encre du papier à la main de façon à faire dire autre chose à la photo. Je fais un travail de peintre en enlevant sans ajouter. » Chaque photo existe en un seul exemplaire. Ce sont des tirages numériques.
Des photos prises de sa voiture puis retravaillées
Lorsqu’elle voyage en voiture, Aline est le plus souvent à la place passager. Que faire d’autre que regarder le paysage ? Son imagination fait le reste. Elle prend les photos de l’intérieur du véhicule.
« Sur la route, c’est un espace spécifique qu’on regarde. Le passager peut voir des tas de choses et de situations spécifiques » dit-elle. En atelier le travail continue. Elle va gratter avec tout ce qui gratte et enlève l’encre pigmentaire de la photo. Par cette décision naît une nouvelle image. Elle va ensuite choisir celles qu’elle va imprimer. Dans sa brève intervention lors du vernissage, Benoît Delescluse rend hommage au talent de l’artiste : « Tu rends belle cette réalité, comme les ponts et les barrières et tu en fais quelque chose d’extraordinaire ». Un public de connaisseurs et d’amateurs s’interroge, admire, imagine. Aline s’en amuse : « J’espère vous donner l’envie de regarder la route autrement. »
Et ces visions rapides, qui auraient pu être banales, deviennent œuvres d’art.
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