Le mouvement de contestation se poursuit chez les avocats du barreau de Nîmes. En grève depuis le 3 avril dernier pour dénoncer la réforme de justice criminelle, portée par Gérald Darmanin, ils ont décidé, à l’issue de l’assemblée générale organisée ce mercredi 22 avril, de poursuivre l’action.
« La grève étant maintenue, je ne plaiderai pas ». Ce mercredi 22 avril, dans la salle d’audience du tribunal judiciaire de Nîmes, les dossiers qui devaient initialement être présentés dans le cadre des comparutions immédiates ont, à nouveau, été renvoyés.
Le mouvement de contestation, entamé le 3 avril dernier par les 163 barreaux des avocats en France, a donc été reconduit. À Nîmes, la poursuite de l’action a été décidée à l’issue de l’assemblée générale et du conseil de l’ordre exceptionnel qui se sont tenus ce mercredi.
Aucune plaidoirie des avocats choisis et grève du zèle
Et les avocats ont durci leurs modalités d’action : en plus de la non-désignation d’avocats commis d’office par le bâtonnier dans plusieurs procédures (CRPC, CRPC déferrements, comparutions immédiates, présentations de mineurs ou encore centres d’accès au droit), les avocats volontairement désignés annoncent désormais qu’ils ne plaideront pas non plus. « Il y aura aussi une grève du zèle. Les avocats interviendront à plusieurs sur un même dossier pour rallonger les audiences et marquer le coup », ajoute Léonard Romain, vice-bâtonnier de l’ordre des avocats de Nîmes.
Pour les robes noires, c’est une façon de réaffirmer leur colère contre le projet de loi dit « Sure » porté par Gérald Darmanin, en particulier l’extension de la procédure de reconnaissance de culpabilité (« plaider coupable » criminel) à certains crimes. Un projet de loi adopté le 14 avril dernier par le Sénat, qui doit maintenant être examiné à l’Assemblée nationale.







