le pilote de drone à peine majeur jugé à Lille

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C’est un homme à peine majeur qui entre dans le box des prévenus, mardi 21 avril 2026. Jugé en comparution immédiate au tribunal de Lille (Nord), il est mis en cause pour avoir tenté de remettre un colis par drone, à un prévenu incarcéré à Sequedin (Nord) le 16 avril dernier. Bien que son casier judiciaire soit vierge, le prévenu de 18 ans est déjà connu de la justice. En effet, il est en attente de deux audiences pour des affaires dans lesquelles il était encore mineur au moment des faits. Détails.

« Les détenus me passent commande et je les livre »

Impassible, le jeune homme reconnaît les faits. « Les détenus me passent commande et je les livre », avait-il simplement avancé lors de son audition au commissariat de police. C’est sans aucun doute ce qu’il s’est passé le 16 avril 2026, au centre pénitentiaire de Sequedin. Vers 14 h 45, la police est avertie d’un survol de la zone par un drone. Les agents aperçoivent un homme, qui prend immédiatement la fuite et « jette un sac dans les champs ». Facilement rattrapé, il est interpellé. Dans le sac, la police retrouve deux téléphones et des câbles.

Une livraison lui rapporterait 400, voire 500 €. Pourtant, ce n’est pas de « l’argent facile » selon le prévenu. Il explique agir « sous la contrainte et la menace ». Depuis une livraison le 2 février 2026, l’homme assure qu’il « doit des sous ». Déjà le 11 février, la police avait procédé à une perquisition à son domicile. Bilan : une importante quantité de cannabis, et des « colis cellophanés » avaient été retrouvés.

« On vous utilise, vous êtes un pigeon ! »

La procureure de la République estime qu’il est « encore temps de faire quelque chose », malgré « la cascade de procédures en cours ». Elle souhaite le faire réagir : « Vous êtes en train de gâcher votre vie. On vous utilise, vous êtes un pigeon ! J’ai presque mal au cœur pour vous. » Sensible aux « dossiers de dronistes », la procureure se veut sévère pour sanctionner le « fléau ». En dépit du casier judiciaire vierge du prévenu, elle requiert 12 mois de détention à domicile.

« C’est assez violent, mais c’est peut-être nécessaire », admet l’avocate de la défense. Elle souhaite éviter la détention à son client et affirme qu’il a déjà eu la « volonté de bien faire ». En effet, il avait débuté une formation en alternance, avant de tomber dans la délinquance.

Malgré la plaidoirie, le tribunal suit les réquisitions. Le prévenu de 18 ans est condamné à six mois d’emprisonnement, aménagés sous bracelet électronique. Il a également l’interdiction de paraître aux abords des centres pénitentiaires du département pendant 3 ans.

Dans l’attente de l’application de sa peine, il reste détenu provisoirement à la maison d’arrêt de Valenciennes pendant quelques jours.

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