Quels sont les métiers qui recrutent en Occitanie et dans le Gard ? Les résultats de l’enquête de France Travail

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France Travail vient de publier les résultats de son enquête nationale "Besoins en main-d’œuvre 2026". En Occitanie comme dans le Gard, malgré la conjoncture, le recrutement fait bien partie de l’équation.

C’est un rendez-vous annuel attendu sur le marché de l’emploi. France Travail vient de mettre à disposition les résultats de son questionnaire aux établissements visant à relever leurs besoins en main-d’œuvre. Sur 2,2 millions d’établissements entrant dans le champ de l’enquête, près de 416 000 réponses ont été collectées et exploitées pour la France entière, précise l’agence pour l’emploi.

200 470 recrutements prévus en Occitanie en 2026

Et si le taux de chômage et les difficultés contextuelles que rencontrent les entreprises ne sont pas à écarter, quelques bonnes nouvelles sont à souligner sur le marché de l’emploi. En Occitanie, sur 2026, 200 470 recrutements sont prévus, soit 9 % des recrutements nationaux. Ramenés à l’échelle du Gard, 22 730 besoins en emploi ont été exprimés, soit 11 % du global régional.

« Près d’une entreprise sur cinq prévoit une embauche sur 2026 », détaille Karine Meininger, directrice régionale Occitanie de France Travail, précisant que « 47 % des intentions d’embauche sont concentrées dans les entreprises de moins de 10 salariés ». Une spécificité régionale qui se confirme dans le Gard, où les intentions d’embauche dans les entreprises de moins de 10 salariés grimpent à 51 %. Un chiffre qui n’est « pas surprenant » pour Valérie Issert, directrice France Travail Gard, « puisque ce type d’entreprises constitue la majorité de notre tissu économique ».

Malgré une conjoncture parfois jugée peu favorable pour l’emploi, Valérie Issert rappelle cependant qu’en 2025, le Gard a compté « 210 recrutements par jour, soit plus de 75 000 sur l’année, ce n’est pas rien. D’autant que 58 % des recrutements le sont pour contrats longs, soit en CDI (41 %), soit en CDD de plus de 6 mois. »

Mieux concilier l’offre et la demande

Mais au-delà de chiffres, cette enquête de Besoin en main-d’œuvre menée par France Travail a plusieurs objectifs. Avec ces 23 % d’entreprises qui envisagent de recruter en 2026 en Occitanie (un chiffre stable par rapport à 2025), 63 % des projets d’embauche répondent à une augmentation d’activité.

Mais faut-il encore trouver le profil adéquat. Avec deux freins principaux : soit le métier n’attire pas, soit les emplois sont trop spécifiques par rapport aux demandeurs d’emploi. Dans ces deux cas, France Travail assure trouver des leviers pour faire avancer les situations : « Les difficultés de recrutement ont diminué pour la troisième année consécutive », se félicite Karine Meininger.

Qui, si elle ne masque pas que certains secteurs restent en tension (industrie, construction ou encore services aux particuliers), les différentes actions menées portent leurs fruits : « Aujourd’hui, il faut recruter autrement. Nous avons mis en place un recrutement par compétences hors CV, avec une détection de potentiel. Ou encore des immersions en entreprise, des préparations opérationnelles à l’emploi, avec lesquelles nous avons un taux de retour à l’emploi de 86,6 %, et des formations. » L’accompagnement intensif, qui vient soutenir les personnes bénéficiaires du RSA ou issues des quartiers prioritaires porte aussi ses fruits. « Mais pour pouvoir mettre en place ces dispositifs, faut-il encore que les entreprises nous fassent part de leurs besoins », confie Valérie Issert. « Cette enquête permet de voir dans quels métiers on a le plus de besoins pour faire en sorte que les formations que l’on a puissent répondre à ce besoin-là. Souvent, ce qu’on se rend compte quand on accompagne les personnes, c’est qu’il manque parfois que quelques petits ajustements sur un profil. L’idée, c’est aussi de trouver la souplesse dans les organisations pour pouvoir adapter l’appareil formation afin de répondre aux besoins d’aujourd’hui. »

Répondre aux besoins d’aujourd’hui, c’est aussi travailler sur l’image que conservent certaines professions : « Je ne dis pas qu’il n’y a pas des métiers pénibles, mais, souvent, on se rend compte que les professions ont évolué. Si je prends le service à la personne, on peut avoir des aides pour soulever les malades par exemple. En mécanique, l’informatique aide aussi. Ce sont des choses sur lesquelles on n’est parfois pas informé. C’est pour cela que les immersions en entreprise sont importantes parce qu’elles contribuent à lever des freins. »

Les 10 métiers les plus recherchés

Parmi les offres qui seront proposées en Occitanie et dans le Gard en 2026, quelles sont donc les filières les plus dynamiques ? Sans surprise au vu de la typologie de notre territoire, les services aux particuliers et aux entreprises arrivent en tête, avec le service à la personne en point d’orgue. Suivent l’hôtellerie-restauration et l’agriculture et l’industrie agro-alimentaire. Un trio quasi identique en région et dans le Gard, l’agriculture passant juste devant l’hôtellerie sur notre département. « Ensuite, on a la construction et l’industrie qui sont à peu près au même niveau », complète la directrice départementale de France Travail.

Ainsi, en Occitanie, les 10 métiers les plus recherchés (hors projets saisonniers) en 2026 sont : agent d’entretien de locaux, aide à domicile et auxiliaire de vie, aide-soignant, aide de cuisine et employé polyvalent de restauration, infirmier et sage-femme, personnel de ménage chez les particuliers, employé de libre-service, éducateur spécialisé et autre intervenant socio-éducatifs, cuisinier et secrétaire bureautique et assimilé.

La reconversion, de plus en plus fréquente

Enfin, une tendance de société se confirme de plus en plus depuis le Covid : la reconversion professionnelle est largement entrée dans les mœurs. « Ça a commencé par le secteur de la restauration, le Covid leur montrant une autre façon de vivre », confirme Valérie Issert. « Après, il y a aussi la vie qui fait qu’on peut devenir inapte à un poste, avoir des douleurs qu’on n’avait pas à 20 ans. Cela oblige aussi à se requestionner sur son évolution professionnelle. Il n’y a pas que les jeunes non plus qui sont concernés. On sait que 50 % des personnes, 51 % pour le Gard, qui rentrent à France Travail, trouvent un emploi dans un autre métier. Ce sont des chiffres clairement en augmentation », conclut la représentante de France Travail.

Plus d’informations sur les secteurs qui recrutent et les formations possibles sur France Travail.

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