Ce mercredi 22 avril, un homme recherché a été présenté à la chambre d’instruction de la cour d’appel de Nîmes dans le cadre d’un mandat de dépôt délivré à son encontre par les autorités allemandes. Une demande de remise qui a entraîné des échanges houleux entre l’intéressé et l’avocat général.
« Je suis qui moi, un animal ? ». Ce mercredi 22 avril, l’audience de la chambre d’instruction de la cour d’appel de Nîmes a été marquée par de vives tensions. La raison ? L’examen d’un mandat d’arrêt européen émis par les autorités allemandes visant un homme récemment incarcéré en France.
La juridiction n’avait pas à se prononcer sur la culpabilité du mis en cause, mais seulement sur la légalité du mandat. L’affaire allemande portant sur des faits présumés d’escroquerie qui aurait été commise sur le territoire voisin, justifiant la demande de remise par le tribunal de Munich.
Échanges virulents
Mais l’homme visé, qui venait tout juste de purger une peine pour une affaire liée à des stupéfiants à Nîmes, s’est rapidement montré hostile. Interrogé par le président de la chambre de l’instruction sur son accord, ou non, d’être remis aux autorités requérantes, il coupe court au dialogue. « J’ai pas mon avocat », affirme-t-il. Pourtant, il est bien représenté par un conseil. « C’est pas lui normalement », insiste-t-il alors.
Il reproche également de ne pas avoir été informé plus tôt de l’existence de ce mandat d’arrêt, daté de décembre 2025. « J’ai été entendu deux fois en garde à vue, et personne ne m’en a parlé », s’énerve-t-il. Mais quand l’avocat général tente de lui expliquer les raisons de ce laps de temps – notamment les différentes étapes de procédure –, la situation s’envenime. L’homme interrompt les échanges et s’emporte violemment. « C’est parce que je suis noir c’est ça ? Je suis qui moi ? », hurle-t-il à plusieurs reprises, malgré l’appel au calme du président de la chambre de l’instruction et de l’avocat général.
Remise aux autorités allemandes
L’intervention de la bâtonnière, Me Khadija Aoudia, permet, un temps, de rétablir le calme, sans apaiser durablement la situation. Après examen de la régularité du mandat d’arrêt européen, la chambre de l’instruction ordonne finalement la remise de l’intéressé aux autorités allemandes. L’homme, toujours virulent lors de la décision, s’est fait escorter par les policiers du pôle de rattachement des extractions judiciaires (Prej).










