Depuis lundi 20 avril 2026, la piscine Marceau-Crespin de Mende est fermée au public. La raison ? Un changement de la centrale de traitement de l’air.
C’est un organe essentiel pour une piscine. En place depuis l’ouverture de l’établissement, en 1988, la centrale de traitement d’air de la piscine Marceau-Crespin, à Mende, doit être changée.
Un chantier important qui aura pour conséquence la fermeture de la piscine pendant deux mois et demi. « Logiquement, on devrait pouvoir rouvrir sur la première quinzaine de juillet et remettre à profit aux administrés et à tous les vacanciers la piscine en bonne tenue, précise Hervé Cesco, directeur du service mutualisé sports culture et festivités de Cœur de Lozère. On fait l’intervention à ce moment-là pour rouvrir sur la bonne période.«
Les entraînements du club délocalisés
La fermeture ne sera pas sans conséquence pour le grand public, les scolaires, mais surtout pour les quelque 600 licenciés du club de natation et les 60 nageurs du groupe compétition.
Ces derniers devront se rendre à Millau, Saint-Chély-d’Apcher et Marvejols pour continuer leurs entraînements. Le club recevra d’ailleurs une aide de la communauté de communes pour faciliter les déplacements. Mais les travaux sont indispensables.
4 200 mètres cubes d’air renouvelés chaque heure
La centrale de traitement d’air permet en effet d’envoyer de l’air neuf dans la piscine et de faire sortir l’air vicié par le chlore, la javel et les différents produits d’entretien utilisés pour le nettoyage et le traitement de l’eau. Toutes les heures, 4 200 mètres cubes d’air sont renouvelés.
« On a pris la décision de la refaire, parce que l’année passée, elle est tombée en panne et les pièces de cette machine-là ne se fabriquent plus. On avait pu la remettre en route grâce aux entreprises locales qui avaient pu nous dépanner. Mais cela veut dire que si on avait eu un problème technique, on aurait dû fermer sans avoir mis en commande la nouvelle centrale. La piscine aurait été fermée plus d’un an« , souligne Hervé Cesco. Une intervention donc plus que nécessaire, bien qu’elle pénalise les usagers.
Près de 200 000 € de travaux
Le coût des travaux engagés est conséquent : 195 000 à 200 000 €. Mais mieux vaut prévenir que guérir. « L’ancienne centrale a été amortie depuis très longtemps, indique le directeur du service. On va repartir sur quelque chose de neuf, de récent, avec de nouvelles dispositions, puisque la législation a évolué depuis. »
La piscine est en effet soumise à de nombreux contrôles de l’Agence régionale de santé et se doit de garantir la meilleure qualité possible tant au niveau de l’air que de l’eau.
La nouvelle centrale de traitement de l’air a déjà été fabriquée. Il ne restera plus qu’à démonter l’ancienne et installer la nouvelle. La fermeture de la piscine sera aussi l’occasion de vider totalement les bassins pour effectuer des travaux, au niveau du carrelage par exemple.
Les amateurs de natation devraient donc pouvoir retrouver la piscine cet été, dans de bonnes conditions.










