Jennifer ne peut retenir ses larmes. Quand la propriétaire d’un petit élevage isolé d’American Staffordshire Terrier et Staffordshire Bull Terrier à La Haye-Saint-Sylvestre (Eure), raconte son agression et le vol de sa chienne, l’émotion la submerge.
« Dans la nuit de dimanche à lundi, vers 4 heures du matin, j’ai entendu mes chiens aboyer, et deux d’entre eux semblaient particulièrement en colère. Je suis allée vérifier au niveau des box. Je n’avais pas mon téléphone, je n’ai pas allumé la lumière, comme à mon habitude », explique-t-elle.
Frappée…
La trentenaire poursuit : « J’ai caressé la première chienne. J’ai passé mon bras à travers les barreaux, elle est venue, je lui ai caressé la tête et je lui ai parlé. Puis j’ai contourné et là, j’ai vu une masse énorme devant moi. J’ai eu un mouvement de recul. Je venais de me réveiller, je me suis demandé ce que c’était… »
Jennifer raconte alors entendu du bruit derrière elle, puis devant elle. « Ça arrivait sur moi. Je me suis pris un violent coup et je suis tombée sur les barreaux du chenil. » Elle aurait alors entendu une voix masculine crier : « On se casse, on se casse ! »
Les deux individus partis et après un moment d’incompréhension, c’est la panique : « Je courais dans tous les sens, je ne savais pas quoi faire. »
… et volée
Après son agression, Jennifer réalise que l’une de ses chiennes, une Amstaff prénommée Sierra et âgée de 4 ans et demi, manque à l’appel. Pour la propriétaire, « ce n’est pas « juste un chien », elle fait partie de ma famille » :
Elle est adorable, mais elle n’a pas de mental. Elle est d’une douceur incroyable, une vraie éponge. Je n’ose même pas imaginer l’état dans lequel elle doit être maintenant. Est-ce qu’elle mange ? Est-ce qu’elle reçoit des soins ? Je suis anéantie et terrifiée pour elle…
Peu après les faits, les gendarmes de Verneuil-d’Avre-et-d’Iton (Eure) sont venus sur place et on fait de rapides constatations.
Jennifer, qui n’est pas véhiculée, a eu les pires difficultés pour porter plainte. « J’ai fait une plainte en ligne, mais elle a été refusée. On m’a dit qu’il fallait que je vienne sur place. » Finalement, les gendarmes devraient se déplacer de nouveau à son domicile ce samedi 25 avril.
« Des vols en série »
Jennifer reste préoccupée par la sécurité dans son secteur. « Depuis des mois, il y a des vols en série : motos, carburant, moutons… La mairie a même alerté la gendarmerie, mais il y a peu de caméras et pas assez de présence sur le terrain. »
Pour sécuriser son domicile, Jennifer a investi dans cinq caméras de surveillance et des lumières automatiques détectant les mouvements. « Je suis inquiète qu’ils reviennent. C’est ma hantise. »
Appel à l’aide
Jennifer a également partagé sa détresse sur les réseaux sociaux. « J’ai publié sur Facebook, une publication qui a été partagée des milliers de fois. Mais pour l’instant, je n’ai aucune piste concrète. Chaque heure compte pour retrouver ma chienne. Quelqu’un sait forcément quelque chose. »
Jennifer, de nature discrète et qui, après l’avoir subie, a dû se faire violence pour s’exprimer dans les colonnes de l’Éveil, espère que son témoignage permettra d’alerter sur cette situation préoccupante. Et surtout, au-delà du traumatisme physique et psychologique, de retrouver Sierra au plus vite.
Si vous avez vu quelque chose, si quelqu’un vous propose une chienne qui ressemble à Sierra ou si vous avez la moindre information, même anonyme, contactez Jennifer au 06 26 09 75 46. Une récompense est offerte pour toute information permettant de la retrouver.
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