« Robin des Bois », un dealer actif sur Snapchat a fini en cabane : en novembre 2025, les gendarmes du dispositif anti-stupéfiants de la compagnie de Castelnau-le-Lez recueillent un précieux renseignement concernant un trafic de stupéfiants orchestré via le réseau Snapchat par le biais d’un profil intitulé « robindesbois095 ».
Un grand train de vie
Le dealer mène un grand train de vie qui ne passe pas inaperçu et éveille les soupçons dans un petit village rural. Un signalement est transmis aux gendarmes de la brigade territoriale autonome -BTA- de Saint-Gély-du-Fesc qui informe ceux du dispositif anti-stupéfiants de la compagnie. Une discrète enquête permet rapidement d’identifier l’individu : il est relié à ce compte Snapchat et il est localisé sur la commune de Combaillaux, commune d’environ 2 000 âmes située à une douzaine de kilomètres au nord-ouest de Montpellier.
Les investigations financières confirment un important décalage entre le train de vie affiché par ce « Robin des Bois » et les revenus déclarés. Lundi 20 avril 2026, une opération judiciaire est lancée pour interpeller le narcotrafiquant, âgé de 31 ans qui est placé en garde à vue dans la foulée.
Cannabis saisi
Les perquisitions réalisées amènent la saisie de 30 grammes d’herbe de cannabis, de 60 grammes de résine de cannabis et de 21 305 euros en numéraire. Mais également à d’autres découvertes, importantes cette fois.
Avoirs criminels
En effet, au titre des avoirs criminels, il a été procédé à la saisie de plus de 71 000 euros correspondant aux soldes des comptes bancaires, d’un véhicule de marque BMW type X5 d’une valeur supérieure à 100 000 euros, de trois montres de marques Rolex estimées à 70 000 euros et plus de 21 305 euros en numéraire. Tous les biens sont bloquées à l’Agrasc.
À l’issue de la prolongation de sa garde à vue, le mise en cause a été déferré au parquet die Montpellier, puis placé sous mandat de dépôt en vue d’une comparution immédiate devant le tribunal correctionnel. Son procès a été reporté.
C’est quoi l’Agrasc ?
L’Agence de gestion et de recouvrement des avoirs saisis et confisqués -Agrasc-, créée par la loi du 9 juillet 2010 et le décret du 1er février 2011, est un établissement public ayant pour but d’intensifier efficacement la lutte contre l’économie souterraine et le narcotrafic.
Il s’agit des « instruments », c’est-à-dire de tous les biens ayant servi à commettre l’infraction ou qui étaient destinés à la commettre, et dont le mis en cause est propriétaire ou, sous réserve des droits du propriétaire de bonne foi, dont il a la libre disposition.
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