Du jardin du musée de la Romanité à l’Esplanade, Nîmes vit à l’heure de la romanité et du défilé de légionnaires

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De nombreuses démonstrations et explications permettent de mieux appréhender la société romaine d’il y a 2 000 ans du jardin du musée de la Romanité à l’Esplanade.

Plusieurs centaines de reconstituteurs issues d’une vingtaine de troupes, dont beaucoup en provenance d’Italie, ont pris part au défilé historique ce samedi 25 avril, en matinée, devant un public fourni et enthousiaste. L’un des vice-présidents de Lorica Romana, fidèle des Journées romaines nîmoises, Philippe Ciciarelli, à la tête de ses troupes, a pu savourer : « Là, on y est ! Le public n’ose pas trop venir échanger avec nous car ils pensent que nous sommes Italiens. On fait exprès de parler un peu plus fort en français pour susciter le dialogue. »

Défilé de légionnaires aux Journées romaines de #Nîmes près des arènes avec la troupe Lorica Romana. pic.twitter.com/LyPAv9tnFI

— Midi Libre Nîmes (@MidiLibreNimes) April 25, 2026

C’est aussi l’objectif de ce défilé historique qui permet d’approcher les acteurs du spectacle Spartacus donné aux arènes plus tard dans l’après-midi et encore ce dimanche. Bien en rang, ces légionnaires ont ainsi exécuté un tour des arènes, pendant que d’autres ont fait un crochet par le village gallo-romain avant de se rendre vers la gare et de revenir sur leurs pas. Ils ont été suivis de près par le public prêt à photographier ces personnages d’un autre temps.

Les inventions des Gaulois

Le voyage dans le temps passe, lors de ces journées romaines nîmoises, d’ailleurs par l’Esplanade. Là, un village gallo-romain, à deux pas du marché antique bien achalandé avec une quarantaine de commerçants, propose une immersion haute en couleurs. Le public y trouve un forgeron tatoué, des Gaulois bien moustachus qui ont dressé la liste des inventions de leurs ancêtres : le savon, la cotte de maille, la chasse, la charcuterie, le tonneau, la braie (pantalon), les œuvres d’art en spirale, la faux pour ne citer que ces exemples.

Les Compagnons du devoir Occitanie exposent également leur savoir-faire sans oublier les stands de céramique, d’atelier de cordage, de cordage, des cultes, des jeux en bois. Et tout ceci à deux pas des arènes. Non loin de l’amphithéâtre, au jardin du musée de la Romanité, au pied d’un vestige de l’ancien rempart, la compagnie Pax Augusta explique aux visiteurs ce qu’était la médecine au temps des romains.

Des esclaves grecs médecins

On y trouve des spatules, d’autres objets plus effrayants qui permettaient de sortir par la tête les fœtus sans vie… « Contrairement à ce qu’on a pu entendre, César n’est pas né après la pratique d’une césarienne car c’était beaucoup trop risqué à l’époque et il fallait à tout prix sauver les femmes », explique un membre de la compagnie. Ce dernier a rappelé que la médecine a été introduite progressivement dans le monde romain par les esclaves grecs. Le médecin des gladiateurs avait un rôle important car ce sport de combat ne devait pas finir par la mort contrairement à une idée reçue et il fallait soigner pour rétablir au plus vite les combattants de l’arène.

Une précision qui permet de faire le lien avec l’atelier proposé à quelques mètres de là par la compagnie Acta. Elle a décrit la sublimation des Romains des duels entre gladiateurs en prenant à témoin le public massé dans l’amphithéâtre. L’homme qui finissait au sol était ainsi le perdant, comme une mise en scène de l’échec.

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