Le Gardois Alexandre Delettre, une des pièces maîtresses du collectif de Total Energies, tire un premier bilan de ses Ardennaises avant Liège-Bastogne-Liège, ce dimanche 26 avril, qu’il découvre pour la première fois.
Vous avez fini 24e de la Flèche Wallonne, mercredi, sur une course que vous découvriez. Êtes-vous satisfait ?
Je ne dirai pas satisfait. Physiquement, j’étais présent, et j’espérais faire au moins top 15. En étant mieux placé au pied du mur de Huy, j’aurais pu faire un meilleur résultat. On va dire que c’est correct. J’espère toujours mieux, forcément.
Le placement a fait la différence ?
C’est vrai que c’est un effort spécifique. Le mur de Huy, ce n’est pas qu’un truc de puncheur puisque l’effort dure entre 2min45 et 3 minutes. Quand on arrive entamé au pied, ça fait un effort trop long, surtout que ça frotte et ça arrive très vite.
Et sur l’Amstel Gold Race (47e), vous vous faites reprendre à 200m de l’arrivée alors que vous étiez dans le coup pour le top 15…
Là, j’étais davantage déçu. Il y avait moyen de faire mieux. Je n’étais pas loin d’accrocher le second groupe mais j’ai été juste physiquement. Et dans le troisième groupe, j’ai voulu aller chercher la treizième place. J’étais assez frais pour réussir à sortir dans la dernière ascension du Cauberg. Mais il a manqué 200 mètres, c’est dommage.
« Un top 15 serait une très belle performance »
Vous allez aussi découvrir Liège-Bastogne-Liège, dimanche. Quel sera l’objectif ?
Pour le coup, les ambitions en termes de résultat pur, je n’en ai pas vraiment. Je ne sais pas à quoi m’attendre sur un effort aussi long, avec un plateau aussi relevé et autant de bosses. J’espère bien figurer. Un top 15 serait une très belle performance. Je vais donner le meilleur de moi-même.
Pour vous, qui est le favori ?
Forcément, on a envie de dire Pogacar. C’est l’homme de cette génération, qui est au-dessus de tout le monde. Je ne prends pas trop de risques. Il faut espérer que les plans soient déjoués. Remco Evenepoel et Paul Seixas, je les vois juste derrière. Après, il peut y avoir des surprises. En vélo, il n’y a jamais rien d’écrit.
Voyez-vous Paul Seixas s’accrocher à Pogacar ?
Je ne sais pas, je pense. Il n’y a que lui qui connaît ses jambes. Mais en tout cas, chapeau à lui. C’est un sacré talent, c’est beau d’avoir un Français aussi fort et aussi jeune.









