"Ce sont des faits d’une extrême gravité" : le jeune conducteur qui avait tenté de fuir une vingtaine de policiers à Agde restera en prison jusqu’à son procès

admin
Par
admin
4 min de lecture
#image_title

Quelques jours après son spectaculaire refus d’obtempérer à Agde, le conducteur de 18 ans, originaire de Montpellier, a été maintenu en détention, ce lundi 16 mars, alors que son procès a été renvoyé au mois d’avril.

Un refus d’obtempérer qui aurait pu se finir bien plus mal que cela. Le 10 mars dernier, un homme d’à peine 18 ans a effectivement été interpellé au terme d’une folle course-poursuite entre Agde et Marseillan. Pendant plus de 20 minutes, le chauffard a réussi à se défaire de la vingtaine de policiers nationaux et municipaux à ses trousses avant de tenter de s’échapper une dernière fois, en percutant un véhicule de la Brigade anticriminalité d’Agde.

À lire aussi : Sans assurance ni permis et positif aux stupéfiants : un conducteur cerné par une vingtaine de policiers après une folle course-poursuite dans l’Hérault

Bilan de ce refus d’obtempérer : deux policiers blessés avec 6 jours d’ITT prescrits, une voiture de police endommagée et quatre autres occupants interpellés et remis à la justice pour des cambriolages dans la région de Montpellier. Non content d’avoir tenté d’échapper aux policiers, le conducteur n’avait ni permis ni assurance, il était sous l’emprise de stupéfiants et il ne s’était pas représenté à la prison de Villeneuve-lès-Maguelone, après une permission.

Déjà condamné pour des faits de nature criminelle

Ce lundi 16 mars, le prévenu a été présenté au tribunal correctionnel de Béziers lors d’une audience de comparution immédiate. Comme la loi lui autorise, il a demandé un délai supplémentaire pour préparer sa défense et son procès a été renvoyé au mois d’avril.

Le casier de ce natif de Montpellier ne plaidait pas en sa faveur afin de déterminer s’il allait rester en prison en attendant la prochaine audience. En février 2025, il a, en effet, été condamné par le tribunal pour enfants de Montpellier à une peine de cinq ans de prison dont deux ans avec sursis pour violence avec armes des faits de nature criminelle. Il avait également écopé d’un sursis de quatre mois de prison pour rébellion, outrage, conduite sans permis et utilisation d’une fausse plaque.

« Quand il a vu les policiers, il a été pris de panique »

« Ce sont des faits d’une extrême gravité, a appuyé le représentant du parquet au moment de demander le maintien en détention du conducteur. On parle quand même de huit faits reprochés où il a délibérément mis en danger le public et les policiers. Il n’a pas hésité à se soustraire aux policiers, je ne veux pas qu’il se soustraie à la justice. Il était en probation pour des faits de nature criminelle et pourtant il n’a pas craint un retour en détention. »

Du côté de la défense, Me Rebecca Smith a tenté, en vain, de minimiser les motivations de son acte du 10 mars pour justifier un placement sous contrôle judiciaire. « Il a tout juste 18 ans, c’est quelqu’un d’immature, il n’a pas compris les conséquences de ne pas revenir au foyer, a-t-elle plaidé. En attendant, il était chez sa copine et, quand il a vu les policiers, il a été pris de panique. Mais il n’est plus dans une posture de se soustraire à la justice, il a reconnu les faits. L’envoyer en détention serait disproportionné. » Ce qu’a pourtant choisi de faire le tribunal de Béziers.

Source link

Partager cet article
Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

parcontre.fr