Jeudi 23 avril 2026, Louis* (24 ans) a été jugé pour des « menaces réitérées de crime » envers son ex-conjointe, les 1er et 12 janvier 2024 à Ifs. Il n’était pas présent à l’audience du tribunal correctionnel de Caen (Calvados).
« Tu verras quand je vais sortir, je vais te mettre une grande baffe, te casser les jambes ! » et « Ferme ta bouche, malade, débile, vas te faire soigner, je sors bientôt, de toute façon je ne retournerai en prison que pour quelque chose de grave ! » Voilà le genre de messages que Louis aurait envoyés à son ex-compagne, de sa cellule de la maison d’arrêt d’Ifs.
Déjà condamné de nombreuses fois
Dans son casier judiciaire, on trouve de multiples condamnations pour faits de violences, rébellions, délits routiers… La mère de ses deux enfants l’a d’ailleurs quitté en raison de son caractère agressif et impulsif. Deux décisions disciplinaires de la maison d’arrêt le confirment.
L’avocat qui le représente explique que son client est sorti de détention en février dernier, qu’il semble « assagi », qu’il a même trouvé un contrat de travail en intérim.
Son ex compagne a même confié qu’il dit ce qui lui passe par la tête, qu’il ne réfléchit pas.
Un « profil préoccupant », pour le parquet
Pourtant, pour le parquet, ce ne sont pas « des mots en l’air » mais de graves menaces consécutives à une séparation pour violences conjugales antérieures et proférées en détention. « Ce profil est préoccupant, il est jeune et semble inscrit dans une dynamique de délinquance« , estime le représentant du ministère public.
Une peine de sursis probatoire est requise avec injonction de soins en psychiatrie. Au final, le prévenu a été condamné à 30 jours amende à 10 euros.
*Prénoms d’emprunt.
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