Les bénévoles de l’association de Visite des malades dans les établissements hospitaliers ont rencontré Véronique Reynier, psychologue

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L’association de Visite des malades dans les établissements hospitaliers a accueilli une psychologue pour apprendre à ses membres à ne pas aller au-delà de leurs propres limites.

Vendredi 17 avril 2026, à la salle Benjamin-Bardy à Mende, quinze bénévoles de l’association de Visite des malades dans les établissements hospitaliers (VMEH) du secteur Mende et Marvejols ont rencontré Véronique Reynier, psychologue, pour échanger sur le thème : “gestion de nos émotions dans le cadre des visites” et, plus généralement, sur les difficultés rencontrées par les visiteuses, tant en Ehpad qu’à l’hôpital.

À la faveur d’un dialogue très riche, les participants ont pu évoquer leurs difficultés, leurs appréhensions, mais aussi l’intensité des visites et parfois l’incapacité à répondre aux attentes des patients.

Quelques principes simples ont été posés. Parmi eux, la confidentialité, mais aussi l’importance d’être en bonne santé pour aborder les visites sereinement en fonction du temps dont on dispose. Il faut se dire que « votre temps n’est pas le leur » a rappelé l’intervenante et surtout ne pas culpabiliser, même si le patient veut nous garder plus longtemps. Mieux vaut privilégier la qualité du temps offert plutôt que la quantité.

Apprendre à se limiter et se respecter

C’est aux visiteurs que revient de gérer l’échange, d’évaluer l’environnement à l’arrivée pour ne pas se laisser déborder physiquement ou moralement, de se protéger psychologiquement, d’être à l’écoute. Et se rappeler qu’accompagner et soigner, ce n’est pas forcément guérir. Ainsi, il faut apprendre à se limiter et se respecter.

En ce qui concerne les appréhensions, la rencontre comporte des risques. Les membres de l’association doivent les ajuster par rapport à leurs états émotionnels, à se désengager de la relation et à ne pas culpabiliser même s’ils pensent ne pas avoir pas géré la visite de manière optimale. Dans les relations à l’autre, il est important d’accepter les limites. On est humain, les capacités sont limitées, il faut en avoir conscience.

Les visites nécessitent également d’être au clair avec l’idée de mort : apprivoiser cette idée, pour les autres, pour eux-mêmes et jusqu’au bout donner de la vie. Il est important d’écouter les plaintes exprimées, mais si le dialogue est impossible, il ne faut pas hésiter à tenter de dévier la conversation.

Il n’y a pas de règle absolue, sauf la bienveillance, le respect de soi et des autres.

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