En déplacement dans l’Ariège ce lundi 27 avril, le président de la République a attaqué, sans les nommer, les partisans d’une ligne beaucoup plus dure avec l’Algérie, alors qu’il évoquait la situation des déserts médicaux en France.
Interrogé par des soignants à l’occasion de son déplacement dans l’Ariège ce lundi 27 avril, Emmanuel Macron n’a pas mâché ses mots lorsqu’il s’est agi d’évoquer la situation des « praticiens à diplôme hors UE ». « On a un système qui marche sur la tête, s’est agacé le président de la République, selon des propos rapportés par BFM. Les « Padhue », c’est le bordel, c’est un truc qui me rend dingue ! Ils font de la médecine et le jour où il faut les titulariser, il faut repasser un concours. »
Ces médecins employés dans les hôpitaux français sont moins bien rémunérés que leurs homologues titulaires. Ils doivent attester de leur niveau en réalisant des épreuves de vérification des connaissances, puis suivre un parcours de consolidation des compétences pendant deux ans.
Une attaque contre la droite, sans la nommer
Selon l’Ordre des médecins, 36,8 % des « Padhue » viendraient d’Algérie, ce qui témoigne de l’importance de médecins algériens pour le système de santé français. Ainsi, le président de la République a ensuite été encore plus loin lorsqu’un autre médecin l’a relancé sur le sujet : « Allez le dire à tous les mabouls qui disent qu’il faut qu’on se fâche avec l’Algérie », a ainsi répondu Emmanuel Macron.
Un dérapage qui semble viser, sans les nommer, les partisans d’une ligne dure avec l’Algérie, au premier rang desquels son ancien ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau, mais également Jordan Bardella, qui a promis à plusieurs reprises de mettre en place un bras de fer diplomatique s’il était aux commandes du pays.









