Avec des vents jusqu’à 180 km/h, la tempête Nils a semé la pagaille sur le Languedoc et le Roussillon

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L’Aude, les Pyrénées-Orientales et l‘Hérault ont été particulièrement touchés par des rafales record ce jeudi. Arbres déracinés, perturbations sur la route, coupure de courant… Le bilan sera lourd.

Le record de la tempête Klaus, 191 km/h à Port-Vendres en 2009, n’a pas été battu. Pour autant, en soufflant par rafales jusqu’à 180 km/ h à Caixas, relevé effectué à 9 h 48, la tempête Nils a semé une grosse pagaille ce jeudi des Pyrénées-Orientales au Gard, et particulièrement dans l’Aude, que Météo France avait classé en vigilance rouge dès 6 h du matin. L’avertissement avait même poussé la préfecture à fermer les écoles pour la journée, une sage décision au regard des dégâts causés dans le département. En début d’après-midi, il était fait état de neuf accidents de la route, dans lesquels six personnes ont été blessées, « dont trois se trouvent en urgence absolue« , a communiqué le préfet Alain Bucquet.

Celui-ci déplorait d’ailleurs que des conducteurs de poids-lourds n’aient pas respecté l’interdiction de circuler qui prévalait sur l’ensemble de l’A9, de Nîmes à la frontière espagnole. Certains ont fini sur le flanc, poussés par la force du vent. Ce fut le cas un peu plus au sud à Leucate, heureusement sans dommage pour le chauffeur. Dans l’Hérault, un autre conducteur a eu moins de chance : une branche d’arbre est venue le percuter, alors qu’il circulait à hauteur de Lespignan.

L’autoroute a été ainsi coupée à plusieurs endroits, comme de nombreux axes secondaires dans toute la région, chaque fois à cause d’arbres déracinés et tombés sur la chaussée. La préfecture des Pyrénées-Orientales a ainsi recensé une vingtaine de routes départementales qui ont dû être momentanément barrées, celle de l’Aude en a comptabilisé 48. Dans l’Hérault, les gendarmes « sont intervenus à une centaine de reprises«  pour le même motif.

Des milliers d’arbres à terre

La circulation des trains a également été très impactée tout au long de la matinée, particulièrement au niveau de Narbonne, à cause de branches sur les voies ou, plus au sud, en raison d’une montée des eaux. Des arbres sont aussi tombés sur de nombreuses habitations ou des véhicules stationnés, heureusement sans faire de dégâts autres que matériels. Toutefois, tout au long de la matinée sur les réseaux sociaux, on a pu voir d’impressionnantes images d’arbres plus ou moins majestueux, centenaires pour certains, tombés à terre.

De fortes rafales enregistrées. S.W.

Mercredi, l’Office national des forêts (ONF) Occitanie avait d’ailleurs prévenu : « compte tenu du volume des précipitations enregistrées ces dernières semaines, le risque de chutes de branches ou d’arbres est important. Il est recommandé d’éviter de se promener en forêt« . Le site Météo Languedoc évoque « probablement des milliers d’arbres déracinés sur la région« .

Grue, poteaux, toits…

Les rafales n’ont pas fait que plier des arbres. À Sète, sur le port, une grue de 600 tonnes, poussée un vent d’ouest à 108 km/h, s’est abattue avant le lever du jour sur un cargo céréalier, ce qui va imposer un important travail de démantèlement. À Perpignan, ce sont les poteaux du stade de rugby Aimé-Giral qui ont fini sur l’en-but, à deux jours d’un match décisif contre Pau. Près de Pollestres, le toit de la cave coopérative Laure de Nyls s’est tout bonnement envolé. Un peu partout, de nombreuses tuiles se sont décrochées.

Des poteaux électriques aussi ont fini par plier, privant plusieurs milliers de clients d’électricité en Occitanie. Selon Enedis, à midi, cela concernait 30 000 clients dans les Pyrénées-Orientales, 37 000 dans l’Aude, 45 000 dans l’Hérault et 6 000 dans le Gard. Dans tous ces départements, les techniciens d’Enedis étaient mobilisés tout au long de la journée, comme ceux d’Orange d’ailleurs. Le réseau téléphonique a aussi fait les frais de Nils, avec quelque 180 sites de téléphonie mobile hors service.

Vers 16 h, heureusement…

Heureusement, les prévisions de Météo France se sont révélées exactes et, vers 16 h, la tempête s’est décalée lentement vers l’Est, soufflant surtout sur la Méditerranée et la Corse. La vigilance orange pour les départements des Pyrénées-Orientales, de l’Aude et de l’Hérault pouvait être levée. Dans l’Aveyron ou en Haute-Garonne, on surveillait tout de même la montée de certaines rivières.

L’heure est toutefois désormais au bilan et celui-ci pourrait être élevé, si l’on se réfère à celui de la tempête Klaus qui avait été évalué en 2009 à 1 680 M€ pour un total d’environ 740 000 sinistres, de l’Atlantique aux Pyrénées. À Capestang par exemple, l’école primaire a été particulièrement endommagée. Un premier soutien est rapidement arrivé avec Carole Delga qui, avant le vote du budget 2026, a promis que « la Région participation à la réparation des dégâts causés par ces intempéries« .

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