Avec l’arrivée des beaux jours, le vrombissement des motocross fait de nouveau entendre sa petite musique dans l’Oise. Une bande-son bien connue des habitants, même si sa partition devrait bientôt évoluer. Car si le printemps est synonyme de retour des rodéos sauvages, il l’est aussi du durcissement des règles.
Mettre un terme aux roues arrière et aux slaloms dangereux entre les véhicules dans le département : voici l’objectif que se sont assignés les services de l’État. C’est ainsi qu’en marge d’une journée « reprise de guidon » organisée ce dimanche au centre d’examen du permis de conduire de Tillé, le préfet de l’Oise, Jean-Marie Caillaud, a détaillé une série de nouvelles sanctions administratives destinées à renforcer l’arsenal répressif de lutte contre ce phénomène.
La suspension du permis passe à 3 mois
Parmi les mesures à l’étude, qui devraient être officialisées par un arrêté préfectoral, la suspension administrative du permis de conduire des auteurs de rodéos pourrait être portée à trois mois, contre un mois actuellement.
Par ailleurs, les contrevenants pourraient également se voir interdire de repasser leur permis pendant une durée de six mois.
La durée de suspension en cas de récidive liée à l’alcool ou aux stupéfiants serait également allongée.
Les trottinettes électriques débridées également dans le collimateur
Enfin, de nouveaux outils de contrôle de la vitesse des trottinettes électriques débridées (dont la vitesse est normalement limitée à 25 km/h sur la voie publique), seront prochainement mis à disposition des forces de l’ordre.
Un objectif guide l’ensemble de ces mesures : faire reculer la mortalité routière. Depuis le début de l’année, « neuf personnes ont perdu la vie sur les routes de l’Oise. Ce sont neuf morts de trop », rappelle la préfecture.
Un durcissement des sanctions qui s’accompagne d’un renforcement des actions de terrain.
Nouvelle illustration le 19 avril dernier : une opération d’ampleur a été menée à Laigneville, avec le concours de la compagnie de gendarmerie de Clermont et d’un hélicoptère de la section aérienne de la gendarmerie de Lille, afin de mieux détecter ces atteintes à l’ordre public.
Celle-ci s’était soldée par la saisie de 4 engins motorisés et intervenait seulement quelques jours après le cri d’alerte lancé par le maire de cette commune, Christophe Dietrich. L’élu avait dénoncé une situation devenue « totalement insupportable » pour les habitants, en première ligne face à ces nuisances.
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