À Rouen, des locataires d’une résidence exaspérés par de la prostitution dans un Airbnb : « On se sent démunis »

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« Ça recommence », s’agace François*. Depuis plusieurs semaines maintenant, sa résidence dans le centre-ville de Rouen fait face à un phénomène fulgurant. Un des logements de cet îlot accessible depuis la rue Camille-Saint-Saëns, loué régulièrement sur des sites d’hébergements comme Airbnb, est devenu un repère pour des activités de prostitution. Et malgré le passage de la police début mars, l’activité aurait repris au mois d’avril 2026.

Un proxénète déjà arrêté en mars

Selon François, un homme et une femme d’origine chinoise ont été interpellés dans cette résidence au début du mois de mars. Ils étaient suspectés de se livrer à des activités de prostitution. Quelques jours plus tard, le supposé proxénète était condamné à six mois de prison avec maintien en détention et dix mois d’interdiction de résider sur le territoire français, comme le rapportaient nos confrères de Paris Normandie.

Mais le mercredi 15 avril dernier, une nouvelle jeune femme suspecte s’installe dans ce logement en location. C’est le seul, parmi les 14 que compte la résidence, à « se trouver au rez-de-chaussée », précise François. Et c’est également le seul à être loué régulièrement via des plateformes d’hébergement comme Airbnb.

La prostitution recommence

Entre le mercredi 15 avril et le samedi 18, François et ses voisins constatent chacun leur tour « de nombreux passages d’hommes ». Mais surtout, le vendredi 17, la ventouse électromagnétique qui sécurise la porte d’entrée de la copropriété est « sciée », assure François, preuves à l’appui.

La porte électromagnétique qui sécurisait cette résidence à Rouen a été sciée. Vraisemblablement pour faciliter le passage des clients d’une prostituée. (©Photos transmises par un locataire)

Un moyen de « faciliter l’accès aux clients », analyse-t-il. Depuis, le phénomène prend de l’ampleur. « On a encore eu plein de passage récemment [entre le 20 et le 24 avril, NDLR] », assure le locataire. « On se sent démuni. »

Avec plusieurs locataires, ils ont pourtant alerté leur agence immobilière et fait appel à la police. Le samedi 18, au lendemain de la dégradation de la porte sécurisée, François assure avoir composé le 17 : « On m’a dit qu’ils allaient envoyer un équipage. Mais personne n’est venu. »

Le 23 avril dernier, il indique également à 76actu avoir tenté de faire un signalement de la situation au service de police en charge de la lutte contre le proxénétisme. « Ils m’ont répondu qu’ils avaient beaucoup d’affaires en cours et qu’il fallait plutôt appeler le 17 pour qu’ils les attrapent sur le fait. »

« On a l’impression qu’ils ne nous écoutent pas »

Un manque de solution qui exaspère toute la résidence. « On a l’impression qu’ils ne nous écoutent pas », souffle le locataire. Du côté de l’agence en charge de la copropriété, on lui aurait répondu qu’ils avaient « les mains liées », car ils n’ont aucun pouvoir sur le logement incriminé, détenu par un propriétaire privé.

Sollicitée par notre rédaction, la responsable location de cette agence n’a, pour l’heure, pas répondu à nos questions. François et ses voisins, de leur côté, craignent que la situation dure encore un moment.

Surtout, ils craignent de devoir payer de leur poche (dans les charges de copropriété) la réparation de la ventouse électromagnétique détruite. Et en attendant, cette résidence installée à deux pas du Théâtre des Arts et qui a déjà connu des épisodes de dégradations par le passé, se retrouve accessible « à n’importe qui », conclut François.

*Le prénom a été modifié

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