Une enquête a été ouverte sur la réapparition du site internet Coco, sous le nom de Cocoland, et confiée à l’unité cyber de la gendarmerie, a indiqué mardi 28 avril le parquet de Paris. Fermée par la justice en 2024, la plateforme est accusée d’avoir facilité la commission d’agressions sexuelles, et guet-apens homophobes, notamment dans l’affaire Pelicot.
Il espérait que sa réouverture passerait sous les radars : c’est raté. Une enquête a été ouverte sur et confiée à l’unité cyber de la gendarmerie, a indiqué mardi 28 avril le parquet de Paris, sollicité par l’AFP.
Mi-avril, la haute-commissaire à l’Enfance Sarah el Haïry avait alerté sur la résurgence du site internet, fermé par la justice en 2024, , et guet-apens homophobes, notamment dans l’affaire Pelicot. C’est par ce biais que aurait recruté des dizaines d’hommes pour violer sa femme.
Un fonctionnement inchangé
Le avait révélé la réouverture du site, avec une nouvelle adresse URL et sous le nom de Cocoland. La nouvelle version du site reprenait le même fonctionnement controversé, basé sur la gratuité, l’anonymat et l’absence d’inscription. Pour accéder au site, l’utilisateur n’avait qu’à renseigner un pseudonyme, son âge et son code postal, sans aucune vérification.
Jusqu’à cette réapparition, les investigations sur la plateforme Coco étaient « bien avancées« , d’après une source proche du dossier. « Le parquet de Paris a ouvert une enquête sur la réouverture du site internet, confiée à l’unité nationale cyber de la gendarmerie nationale », a dévoilé le ministère public.
« Une vraie gifle »
Immatriculé à l’étranger, considéré comme un repère de prédateurs par des associations de protection de l’enfance et mis en cause dans des guets-apens homophobes, le site internet Coco a été fermé par la justice en juin 2024. Au total, Coco est cité dans 23 000 affaires pénales.
Son fondateur, l’Italien Isaac Steidl, a été inculpé le 9 janvier 2025 à Paris notamment pour complicité de trafic de stupéfiants, de détention et diffusion d’images pédopornographiques, de corruption de mineur via Internet et association de malfaiteurs. Il conteste les accusations.
« Le retour du site Coco, c’est une vraie gifle à la promesse de protection qu’on fait« , avait réagi la Haute-commissaire à l’enfance Sarah El Haïry, , le 18 avril. Avant de promettre : « On les traquera, on les harcèlera. »






