Arrêtés dans une Jaguar, quatre hommes sont accusés d’un vol à Wattrelos : un seul est condamné

admin
Par
admin
5 min de lecture

C’est une affaire épineuse qui a occupé le tribunal de Lille (Nord), lundi 27 avril 2026. Quatre hommes comparaissaient en visioconférence, depuis les prisons de Sequedin et Annœullin, pour un vol commis à Wattrelos le 20 mars 2026. Interceptés ce soir-là à bord d’une Jaguar, ils ont dit n’avoir rien à voir avec le larcin. Pourtant, l’objet du vol – ironiquement, une caméra de surveillance appartenant à un particulier – a été retrouvé dans le véhicule. Les juges ont dû trancher sur le degré d’implication des uns et des autres, alors qu’un avocat de la défense a fait valoir que ses clients souffraient de discrimination. « Quand on est des gens du voyage et qu’on circule en Jaguar, on ne peut pas s’imaginer qu’on fasse autre chose que du repérage [pour un vol]« , a-t-il dénoncé.

« Démarre ! Démarre », aurait lancé l’auteur du vol au conducteur de la Jaguar

Tout est parti de l’alerte d’un témoin, qui est resté anonyme. Il a indiqué auprès des policiers avoir vu, vers 17h ce 20 mars, un individu dans l’allée de son voisin. Il portait des gants rouges, et s’est engouffré dans une Jaguar stationnée à proximité du domicile, avec trois hommes à l’intérieur. Ils ont été repérés et interpellés peu après par la police.

L’homme qui portait les gants a reconnu avoir cet accessoire, parce qu’il avait froid. Deux de ses compères ont expliqué aux policiers avoir pensé que leur ami était sorti de la voiture pour aller uriner, comme il le leur avait avancé. Enfin, le dernier et troisième homme, lui, n’a « rien vu », car occupé à pianoter « sur son téléphone ».

Interrogé par le président du tribunal à l’audience en comparution immédiate, l’un dira finalement qu’il est possible que son camarade soit allé voler, sur ces entrefaites, la caméra de surveillance du particulier. Il se serait replacé précipitamment sur la banquette arrière avant de lui ordonner : « Démarre, démarre ! »

C’est en tout cas dans le vide-poche devant lui, à l’arrière du siège conducteur, que la caméra volée a été retrouvée par les policiers. Le principal intéressé n’a pas expliqué la présence de l’objet à cet endroit, à l’audience. Tous les quatre ont été placés en détention provisoire à l’issue des faits, car tous étaient en état de récidive légale

Le procureur requiert des peines légères en raison de la surpopulation carcérale

Pour l’un des avocats de la défense, représentant deux des quatre prévenus, aucun élément ne met en cause ses clients, qui sont même stigmatisés, selon lui. Il fait référence aux informations livrées par le témoin anonyme, qui dit avoir aperçu la Jaguar roder devant le domicile ciblé le matin même du vol. « Quand on est de gens du voyage, qu’on circule en Jaguar, on ne peut pas s’imaginer qu’on fasse autre chose que du repérage. Forcément, on est vus », a-t-il argumenté. 

Le procureur requiert des peines légères, au vu de la nature des faits et de la surpopulation carcérale. Un des prévenus explique à l’audience être détenu avec deux autres hommes en cellule, et ainsi contraint de dormir sur un matelas au sol.

Au nom de cette « tension en détention aujourd’hui », sans minimiser le préjudice subi par la victime, par ailleurs absente à l’audience, le procureur requiert 18 mois de prison pour deux prévenus, dont 8 mois avec sursis pour l’un ; 7 mois pour l’autre. Pour les peines de prison, il estime qu’elles doivent être aménagées sous bracelet électronique. Pour les deux autres impliqués, ce sont 12 mois de prison avec sursis qui sont requis.

Le tribunal relaxe finalement trois prévenus, tous ceux qui sont restés dans la voiture, et condamne le quatrième à 10 mois de prison aménagés sous bracelet électronique. Tous les quatre sortent ainsi de détention

XX XX XX/a>.

Source link

Partager cet article
Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

parcontre.fr