un couple d’Écouché-les-Vallées face au tribunal pour des violences croisées sur fond d’alcool

admin
Par
admin
4 min de lecture

Un couple composé d’une femme de 29 ans et d’un homme de 36 ans, résidant à Écouché-les-Vallées (Orne), a comparu ce mardi 28 avril 2026 devant le tribunal d’Argentan.
Ils étaient poursuivis pour des faits de violence l’un envers l’autre, conférant à chacun le double statut de prévenu et de victime.

Violences sur fond d’alcool et d’addiction aux jeux

Dans la nuit du 10 au 11 novembre 2025, le prévenu, en état d’ébriété, a réveillé sa compagne. Accro aux jeux d’argent en ligne, il souhaitait obtenir de l’argent pour pouvoir continuer à jouer. Devant le refus de celle-ci, il l’a poussée et lui a porté un coup de pied.

Alertées, les forces de l’ordre se sont rendues à leur domicile. Au cours de son audition, le prévenu a évoqué la violence qu’il avait subie de la part de sa compagne trois jours auparavant : elle l’avait poussé, provoquant une chute sur son coude déjà fragilisé et entraînant une ITT de plusieurs jours.

Il reconnaît les faits, mais pas ses problèmes

À la barre, le couple est revenu sur sa situation :

Nous sommes ensemble depuis quatre ans. C’était la première fois que cela arrivait et ça ne s’est jamais reproduit depuis. Depuis, on a beaucoup parlé et on fait des efforts pour ne pas que ça se reproduise »

Le couple, à la barre du tribunal

Le prévenu reconnaît les faits sans réserve : « Ce n’est pas bien du tout, j’assume. »

Diagnostiqué bipolaire, il était, au moment des faits, en rupture de traitement, notamment de son régulateur d’humeur. Il admet également son addiction aux jeux sans envisager pour autant d’y renoncer : « Ça ne me ruine pas », a-t-il affirmé.

Même discours concernant son addiction à l’alcool. S’il boit aujourd’hui quatre bières chaque soir, « ça va par rapport à ce que je buvais avant. L’alcool apaise ma pathologie », a-t-il confessé avec une certaine sincérité.

Le procureur s’inquiète des conséquences à long terme

Le procureur s’est interrogé sur les suites de cette situation : « Boire quatre bières par jour, c’est un problème », a-t-il martelé. Associé à l’addiction aux jeux et à l’instabilité de Monsieur, « on ne sait pas jusqu’où cela pourrait le mener ».

Quant à la violence de Madame vis-à-vis de son conjoint, elle constitue, selon lui, un acte de légitime défense : « Elle n’est pas responsable des problèmes de son compagnon. Son énervement est lié à un contexte qui se répète » et qui trouve son origine dans les troubles de Monsieur.

Pour la prévenue, il a requis la relaxe. Pour son compagnon, il a demandé une décision de justice « qui devra lui être utile » : trois mois de prison avec sursis probatoire de deux ans, assortis d’une obligation de soins et de travail, ainsi qu’un stage de sensibilisation aux violences intrafamiliales.

Le tribunal a suivi ces réquisitions.

XX XX XX/a>.

Source link

Partager cet article
Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

parcontre.fr