Les Wampas : "Gueuler des gros slogans sur scène ne rime à rien"

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Les Wampas livrent leur 15e album sur la scène du Sonambule jeudi 19 mars, à Gignac. Le chanteur des Wampas préfère l’ironie aux slogans et la poésie aux discours engagés. À l’occasion de la sortie du quinzième album du groupe, il convoque la musique et la liberté… sans donner de leçons.

« …Avant de faire toutes ces conneries. […] Faudrait arrêter de bluffer. Plus personne n’y croit vraiment. […] À la guerre comme à la guerre » ; tirées de l’album éponyme, les paroles du titre “Où va nous ?” résonnent étrangement avec l’actualité. Didier Wampas, confirme d’ailleurs ses sources d’inspiration, sourire en coin : « Bien sûr Donald m’avait appelé avant d’attaquer l’Iran… », ironise-t-il.
Le ton est donné. Figure de proue des Wampas, groupe alternatif déjà quadragénaire, le rockeur héros et retraité de la RATP tranche dans le vif. Pour lui, pas question d’écrire des chansons engagées. “Argent trop cher” des très chers Téléphone passe encore, parce que « ce n’est pas démagogique et c’est très bien écrit. » Mais les mélodies comme prétexte à imposer des messages, très peu pour lui. Ce qui compte, et dont le monde a furieusement besoin : « c’est de la poésie. Chacun trouve ce qu’il veut dans les paroles », assume le Sétois d’adoption prêt à embarquer le public depuis la scène du Sonambule ce jeudi 19 mars, pour y fêter son 15eme album.

« Je me fous des maisons de disques et de vendre des albums »

Lui préfère l’exemple à des injonctions, même pseudo artistiques, même bien intentionnées. Il n’a plus de voiture, « de toute façon, à Sète, on ne peut pas se garer ». Et préfère pédaler et prendre le train qu’écrire des textes écolos. « Ce n’est pas en gueulant des gros slogans sur scène, devant des gens qui sont d’accord avec toi, que l’on change quelque chose, ça ne rime à rien. C’est facile, on ne prend d’ailleurs aucun risque à faire ça. C’est plutôt par l’exemple que l’on change les choses… », lâche-t-il.

Une double carrière sur courant alternatif

Un album tous les trois ans. Quarante ans de riffs et de rimes. Le bateau des Wampas tient le tempo, même par gros temps. Le secret de la longévité du groupe : « C’est de ne pas arrêter. Je me fous de tout ce qu’il y a autour : les maisons de disques, le business… Je veux juste faire des chansons et les partager avec les gens. Je veux faire des disques et tant pis si on n’en vend pas, j’ai juste envie de faire ça. » Le dernier opus, comprend un pamphlet amusé “anarchiste intermittent”. « Ce n’est pas vraiment un coup de gueule », rectifie Didier Wampas. Mais « j’en connais qui sont anarchistes à fond et intermittent. C’est un concept un peu bizarre. Intermittent, tu es payé par Macron, estime-t-il. Concluant : après, tu ne vas pas le critiquer… » Chanteur électrique et ex-électricien, le “punk ouvrier” a bossé jusqu’à la retraite la RATP. Sur courant alternatif : le boulot sous terre, les tournées sur la route. « C’était deux mondes complètement différents. Mais ça me permettait d’être libre et de faire de la musique exactement comme j’en avais envie. Et je ne voulais surtout pas avoir à me dire qu’il fallait que je fasse tant de dates dans l’année pour pouvoir bouffer l’année d’après… »

Didier Wampas compose à la gratte, à la basse. Puis les mots se greffent naturellement sur les riffs accrocheurs. Les idées, les rimes, les rythmes fusent, comme les missiles dans ce monde fou. Écrira-t-il une chanson contre la guerre en Irak ? « Non, ça ne servirait pas à grand-chose. Je vais directement appeler Donald », promet-il. Pendant que le monde court à sa perte le dernier album des Wampas résonne : “Où va nous ?” Et bien nous, jeudi 19 mars, on ira au Sonambule.

Les Wampas et Golimar en première partie et DJ set. Ouverture des portes à 18 h 30. Bar et foodtruck sur place. Préventes 21 €. Tarifs Tarifs : 25€ / 23€ / 15€ – 18 ans sur place.

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