Quatre personnes ont été placées en garde à vue lundi 9 mars à Nancy (Meurthe-et-Moselle) dans le cadre d’une affaire d’escroquerie, blanchiment et mise en danger de la vie d’autrui. Elles sont soupçonnées d’être à l’origine des affichettes proposant le rachat de voitures, visibles depuis plusieurs mois sur les poteaux et les feux tricolores de la ville. On vous explique.
L’enquête, menée par la Brigade des atteintes aux biens (BAB) de Nancy, a commencé avant l’été 2025, après la multiplication de ces annonces promettant le rachat de véhicules « peu importe l’état avec ou sans contrôle » et plusieurs plaintes.
Des contrôles techniques falsifiés
Selon les policiers, ces individus achetaient des voitures à des particuliers, souvent payées en liquide, et effectuaient des réparations rapides avant de les revendre.
Mais ce n’est pas tout. Lorsque les contrôles techniques révélaient des défauts majeurs, les documents étaient falsifiés et les véhicules étaient ensuite proposés à la vente sur Leboncoin ou via Facebook Marketplace.
« Un amortisseur était monté à l’envers »
« Outre l’escroquerie, ils ont mis la vie des gens en danger car ils retapaient les voitures vite fait et pas correctement avant de les revendre. Par exemple, un amortisseur était monté à l’envers, une roue s’était décrochée sur l’autoroute », explique la police à Lorraine Actu.
Au total, environ 130 transactions ont été recensées. Parmi les 60 acheteurs identifiés par les enquêteurs, une vingtaine ont porté plainte. Le préjudice est estimé à près de 240 000 euros. Lors de leur audition, les suspects ont reconnu les faits.
Des Nancéiens jusqu’ici inconnus de la justice
Les perquisitions ont permis la saisie de plus de 80 000 euros d’espèce et d’une dizaine de véhicules. Tous les individus, originaires de Nancy et appartenant au même cercle familial, n’étaient pas connus de la justice avant cette affaire.
Après leur garde à vue, les quatre suspects ont été remis en liberté. Mais l’affaire est loin d’être close : ils devront prochainement s’expliquer devant le tribunal judiciaire de Nancy.
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