Une messe a été donnée le mercredi 18 mars 2026 pour les funérailles du père Christophe Guégan, le curé de Ploërmel (Morbihan) disparu dans la nuit du 17 au 18 janvier 2024. Son corps a été retrouvé il y a un peu plus d’un mois à Locunolé, dans fleuve du Finistère. Interrogés, les riverains ont entendu des rumeurs sur le signalement « d’abus sexuels » à l’encontre du curé.
Une messe pour le père Guégan
Une messe de funérailles a été donnée dans la basilique de Sainte-Anne-d’Auray à 15 h. Elle a été présidée par l’évêque de Vannes, Mgr Raymond Centène. Une cinquantaine de personnes était présente ce jour lors de ses obsèques.
Après deux ans d’attente « douloureuse pour la communauté religieuse et ses proches », le corps du curé disparu a été retrouvé dans l’Ellé à Locunolé.
La gendarmerie était présente près de la basilique pour surveiller les funérailles.
Un communiqué du jeudi 12 mars 2026, publié dans le bulletin paroissial que Monseigneur Raymond Centène annonçait « avec une grande émotion et une grande gravité » que son corps avait été retrouvé.
La piste du suicide
Pour rappel, l’homme d’Église avait mystérieusement disparu du 17 au 18 janvier 2024. Une semaine après la découverte de son corps début 2026, dans la rivière l’Ellé, le Procureur de Lorient indiquait que la piste du suicide était privilégiée.
Un signalement avant sa disparition
Une piste qui ferait sens dans la mesure où l’affaire a pris une autre tournure en octobre 2024 lorsque le Procureur a indiqué que le prêtre né à Landaul était en outre visé par une plainte pour « abus sexuels » comme l’expliquait Le Ploërmelais. En effet, un signalement avait été effectué à Paris, avant qu’une plainte ne soit déposée à Lyon « pour de possibles faits d’attouchements de nature sexuelle qui auraient pu être commis sur un même plaignant. »
L’instruction est en cours
Sur place à Sainte-Anne-d’Auray les commerçants confirment l’existence de rumeurs au sujet de cette accusation, mais sans certitudes. « Je ne souhaite pas salir sa mémoire, ce sont des rumeurs » et sa collègue qui tient un commerce près du sanctuaire depuis 30 ans d’ajouter. « J’ai bien connu ses parents, c’était un très bon prêtre ».
Il semblerait toutefois, d’après nos informations, que des membres de la communauté religieuse soient informés de l’identité de la personne ayant porté plainte, bien qu’aucun d’entre eux ne souhaite donner davantage d’informations à ce sujet.
Contacté par la rédaction du Ploërmelais, l’Évêché ne souhaite pas communiquer. La procédure est toujours en cours d’instruction.
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