En comparution immédiate ce mercredi, un homme a été reconnu coupable d’un vol avec violence d’un portable commis en décembre 2025. La justice l’a sanctionné pour un vol d’un mobile commis à l’Esplanade près de la pharmacie. Il est immédiatement incarcéré.
C’est une scène d’une violence extrême qui s’est déroulée sur l’Esplanade, à proximité de la pharmacie le 3 décembre 2025. Des témoins avaient assisté à une vision très violente avec un homme à terre en train d’être roué de coups. Le mobile de l’affaire était selon la victime lié au vol de son téléphone portable. L’enquête a abouti ces derniers jours au placement en garde d’un homme de 21 ans et à un jugement ce mercredi dans le cadre de l’audience de comparution immédiate.
Ainsi, le président Reynes a effectué un résumé de l’enquête et c’est apparemment un témoin de la scène qui a alerté police secours en voyant un homme au sol en train d’être roué de coups. Le président a ajouté que deux autres témoins ont vu l’agression et ont d’ailleurs été entendus dans le cadre de cette procédure, apprend-on ce mercredi.
Victime désorientée, plaies au visage
Dans le box des détenus, un jeune homme écoute le résumé des faits qui lui sont reprochés avec un homme dont la gravité des blessures a nécessité son transfert vers les urgences du CHU de Nîmes. Les médecins ont pris en charge « une victime désorientée » qui n’avait plus de souvenirs de son transport à l’hôpital et qui présentait de nombreuses plaies aux visages. La vidéosurveillance de la Ville a permis de retracer le parcours de l’agresseur qui a retrouvé un ami et a pris le trambus pour quitter les lieux. Les photos du suspect ont été montrées à la victime, un homme d’une trentaine d’années. Ce dernier a dit que les images correspondaient à son agresseur sans être formel, a précisé le président.
Dans le box, Marcel explique qu’il n’a jamais voulu voler le téléphone et qu’il n’est pas celui qui a porté le premier coup. Sa version ? Il aurait été sollicité sur l’Esplanade pour savoir s’il pouvait fournir de la cocaïne et il aurait profité de l’occasion pour arnaquer le client qui l’aurait mal pris et aurait voulu des explications et c’est lui qui serait venu à la charge en démarrant les violences. Le président note que des témoins l’ont entendu crier : « à l’aide, au secours ». Il voulait « récupérer ses trente euros », rétorque le prévenu. Cette thèse ne semble pas convaincre le tribunal dont les membres paraissent dubitatifs. Les violences ? « J’ai pas mis de coups de pied à la tête ».
« Commotion cérébrale, une déviation de la cloison nasale »
Le juge répond en dressant la liste des constatations médicales avec des signes de « commotion cérébrale, une déviation de la cloison nasale », des traces de coups à la tête avec un œdème à l’œil droit. Bref, des signes évidents d’une grave scène de violences. Même analyse pour le vice-procureur Arnaud Massip qui retient des faits « d’une gravité certaine » liés au vol du portable et des « coups d’une violence extrême ». Pour le parquet, l’atteinte aux biens conjuguée à l’atteinte à l’intégrité des personnes est d’autant moins admissible que le prévenu est « multicondamné et multirécidiviste ». Le magistrat réclame cinq ans ferme au vu de l’extrême gravité des faits, il demande aussi une interdiction de séjour dans le Gard de cinq années.
Prison immédiate
L’avocate de la défense soutient la version développée par son client, à savoir une arnaque à la coke mais pas de coups au sol et des coups portés en réponse. Elle évoque la déshérence du jeune homme sans famille à Nîmes et hébergé par une association et demande au tribunal de prononcer une peine en la ramenant à de « plus justes proportions ».
Après délibéré, le tribunal vient rendre son jugement : six ans ferme maintien en détention et interdit de Gard pendant cinq ans. « Vous avez été condamné à de multiples reprises, vous partez immédiatement en prison, vous avez dix jours pour faire appel », explique le président.




