Une mère de famille a reçu une facture de 11 500 livres, soit plus de 13 000 euros, pour avoir jeté par inadvertance plus d’une vingtaine de piles usagées dans ses ordures ménagères lors d’un déménagement à Guernesey. Une mésaventure rapportée ce dimanche 8 mars qui relance le débat sur la lisibilité des consignes de tri.
En jetant de vieux jouets lors de son déménagement à Guernesey, une île britannique, Krystal Ogier ignorait que 23 piles s’y trouvaient encore. Un oubli qui lui a coûté cher car la société de collecte Island Waste, qui interdit strictement ce type de déchets, lui a réclamé 500 livres par pile, soit une amende totale de 11 500 livres (plus de 13 000 euros), selon nos confrères de la .
La société de collecte Island Waste, qui interdit formellement ce type de déchets en raison des risques d’incendie qu’ils représentent, lui a d’abord réclamé 500 livres par pile avant de ramener l’amende à 1 000 livres.
Des conditions générales stipulées sur le site
Si Krystal Ogier reconnaît sa responsabilité, elle plaide pour un affichage plus visible, « en gros caractères rouges », des sanctions afin d’éviter que d’autres se retrouvent dans sa situation. Island Waste, de son côté, rappelle que les piles sont la première cause d’incendies sur les sites d’enfouissement, et que les conditions générales sont clairement stipulées sur son site.
En France, les règles sont plus lisibles qu’à Guernesey. Depuis 2025, tous les emballages vont dans le bac jaune, mais les piles, elles, n’y ont pas leur place. Elles doivent être déposées dans l’un des 45 000 points de collecte Corepile, disponibles en magasin ou en déchetterie.
Pourtant, selon le , près de 30 % des bacs contiennent encore des déchets mal triés. Et les piles sont en tête, et première cause d’incendies. En cas d’infraction, l’amende va de 35 à 68 euros en forfait, et peut grimper jusqu’à 1 500 euros.




